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 Laisse moi planer... ▬ HOPE

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MessageSujet: Laisse moi planer... ▬ HOPE   Dim 5 Fév - 23:19

    Cette envie irrésistible qui te prend dès le matin, une sorte de flash-back qui te renvoi dans le passé. Ce genre de moment où tu as envie de faire comme avant, d'une façon presque instoppable. Cette pulsion indomptable qui t'envahi de plus en plus alors que je regarde mon plafond. Il faut que je fume, impossible de me retenir. Je ne sais même pas si j'ai encore de quoi me défoncer dans ce foutu appartement. C'est tellement le bordel que j'ai du mal à retrouver mes chaussettes, surtout dans ma chambre. Celle de Mathias est un peu plus ordonnée. En même, c'est plutôt difficile de faire pire que moi. J'arrive peu à peu à oublier le fait que je n'ai qu'une envie : trouver du shit, et me détendre.

    Je me lève, presque hypnotisé par l'idée de me défoncer. Presque instinctivement, je me dirige vers ma commode. J'ouvre le tiroir, et fouille dans mes caleçons et boxers à la recherche d'un petit sachet miracle. Quitte à tous foutre en l'air, je défait le tiroir, et le vide parterre. Je m'accroupi, et farfouille un peu partout avant de tomber sur le saint Graal. J'affiche un grand sourire tout en me relevant. Je le pose sur la commode, et m'habille en vitesse. Je préfère le fumer dehors plutôt que de déranger Math avec l'odeur. Je met le sachet dans la poche arrière de mon jean, ainsi qu'un briquet et des feuilles de tabac. Je sors en évitant de claquer la porte.

    J'arrive au bord de la Tamise, où peut de monde se trouve. Tant mieux, je vais pouvoir être tranquille. Je m'assois sur un banc, et sors mon matériel. Je me prépare une clope avec la plus grande délicatesse avant de la placer entre mes lèvres et de l'allumer. Je remet mon briquet dans ma poche, et aspire lentement. Je reprend ma clope entre mes doigts, et expire lentement en posant ma tête sur le dossier du banc. Je regarde le ciel se recouvrir de ma fumé, et prend une deuxième bouffée. Ça m'avait tellement manqué. Je savoure chaque aspiration comme s'il s'agissait de la dernière. Si Hope me voyait, elle piquerait surement une crise, mais j'en ai rien à faire. Cette blondasse ne peut pas contrôler toute ma vie, bien que j'ai trop tendance à la laisser faire. En même temps, parfois, c'est tellement dur de lui résister. Je préfère la chasser de mes pensés, et profiter ce l'instant présent.
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MessageSujet: Re: Laisse moi planer... ▬ HOPE   Lun 6 Fév - 18:35

Je marchais, sans réellement savoir où j’allais. Ce matin, une lettre des Etats-Unis était arrivée dans ma boite aux lettres. Je savais très bien qui me l’avait envoyée, Daniel. J’aurai peut-être du l’ouvrir, voir ce qu’elle contenait, mais tout ce que j’avais fait était de la fourrer dans mon sac et de sortir faire un tour. Je regardais le ciel qui semblait presque aussi triste que moi. Je m’arrêtais de marcher et m’appuyais sur un des rebords du London Bridge. Peu importait l’heure, la saison ou qu’on soit seul ou accompagné, le paysage était toujours aussi beau. Le fleuve, les bateaux, les bâtiments autours du fleuve qui avaient une architecture particulière, chaque fois que je venais, je me sentais comme une touriste qui voyait ce paysage pour la toute première fois.

J’aurai bien apporté du café à Aaron, mais à l’heure qu’il était il m’en aurait voulu pour l’avoir réveiller beaucoup trop tôt. Aaron était quelqu’un de particulier. Depuis le jour de notre rencontre (enfin, si on pouvait appeler ça comme ça), j’avais toujours eu du mal à le cerner alors que ça faisait déjà quatre ans qu’on se connaissait. Parfois, il était gentil et ouvert à la conversation, alors que d’autres, il était froid et me repoussait. J’essayais vraiment d’être gentille avec lui. J’étais peut-être un peu trop protectrice avec lui, mais le jour où je l’ai vu allongé sur le sol froid, il aurait pu mourir. Je donnerai n’importe quoi pour ne plus revoir cette scène. Que se soit Aaron allongé ou quelqu’un d’autre.

Les vagues de la Tamise se faisaient plus fortes et le vent se levait, me décoiffant totalement. J’arrêtais de me prendre la tête avec mes histoires avec Aaron et me reconnectais à la vue et au calme qui s’offraient à moi. Un mouvement attira mon regard sur la droite du fleuve. Un homme aux bras tatoués venait de s’asseoir sur un banc, au bord de l’eau. Je ne savais pas si c’était à cause de mes récentes pensées, mais il me faisait penser à Aaron. Oh mon Dieu, devenais-je obsédée par lui ? Non, bien sûr que non, mais cet homme lui ressemblait tellement : les mêmes cheveux foncés et ébouriffés, les bras tatoués, les vêtements de la veille mis à la va-vite, le teint pâle. L’inconnu porta sa main à bouche. Une cigarette ? Un joint ? J’étais trop loin pour distinguer ce qu’il tenait entre ses doigts.

La curiosité était un mauvais défaut, mais je ne pouvais pas m’en empêcher ; il fallait que je vérifie que ce n’était pas Aaron. Il m’avait dit qu’il arrêterait toutes ses m*rdes. Peut-être que croire sa seule parole était une erreur ? Je n’étais peut-être pas assez forte toute seule pour le dissuader de se droguer … Il aurait peut-être besoin d’aller dans un centre ?

J’inspirais profondément. Les quatre ans où il avait du me supporter, gâchées d’un coup. Il ne pouvait pas me trahir comme ça. J’hésitais presque à m’avancer, de peur de découvrir une affreuse vérité, de découvrir qu’il avait replongé, qu’il avait abandonné. J’avançais lentement, l’estomac noué par une peur inexplicable. Plus je me rapprochais de la fin du pont, plus j’accélérais, j’avais vraiment besoin de savoir. Je dévalais les quelques escaliers qui me séparaient du banc où l’homme était assis. Il n’y avait plus aucun doute maintenant, je connaissais ses tatouages, sa pose, ses cheveux, les vêtements, tout. C’est lui.

Je me rapprochais silencieusement du banc et me penchais en avant. « Fini vite avant qu’Hope n’arrive. », lui murmurais-je à l’oreille avant de me redresser. Les mains sur les hanches, énervée, j’attendais qu’il se retourne, me regarde dans les yeux et s’explique. Y avait-il seulement une explication pour la connerie qu’il venait de faire ?


Dernière édition par Hope S. Marlowe le Ven 10 Fév - 23:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Laisse moi planer... ▬ HOPE   Mer 8 Fév - 18:31

    Bon sang que c'est bon. J'aimerais tellement que le temps s'arrête complètement, pour pouvoir profiter cette sensation pour l'éternité. Après que Hope m'ai sortit de la drogue, je me demandais bien ce qui avait pu m'y garder aussi longtemps enfermé. Mais en réalité, il s'agit de cette sensation géniale, où tu te sens vivre de nouveau, où tout tes problèmes disparaissent. Pas étonnant que je me droguais en permanence avec la famille que j'ai. Tout ça me permettait d'échapper à la vie de Caca que j'avais. Que j'ai toujours par ailleurs. Qu'est ce que j'ai fait au bon Dieu pour toute cette Caca qui m'arrive ? J'en ai plus que marre. Pourquoi je me laisserais pas tomber dans la Tamise tient ? Au moins, je ferrait plus chier le monde, et je n'aurais plus à voir la tête de certaines personnes que je ne supporte vraiment pas, comme cet espèce d'idiot qui tourne autour de Hope. Je n'ai jamais vu un gars aussi naze que lui. Je me demande encore comment elle fait pour le supporter.

    J'expire encore une fois, et regarde la fumée s'élever dans le ciel, du façon plutôt gracieuse. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je porte de nouveau mon bédo à ma bouche. Je me sens enfin revivre. Les abords de la Tamise commence à attirer du monde. Certaines personnes me dévisagent, signe qu'ils nous vraiment aucune ouverture d'esprit. Ils n'ont jamais vu un punk qui fume ? On est à Londres quand même, c'est plutôt grave. J'ai pourtant l'habitude qu'on me dévisage, surtout quand je sors avec Mathias. On fait la paire tout les deux, avec nos tatouages et nos coupes de cheveux pas très communes. L'étroitesse d'esprit des gens désormais est tout simplement ahurissante. Quand je pense que cette ville est reconnue pour sa grande concentration de styles différents, ça me fait mal au coeur. Si seulement on était dans les années soixante-dix, quand les Sid Vicious et compagnie étaient encore là. J'aurais été à coup sur dans mon élément. Je suis sur qu'il existe une drogue assez puissante pour que je puisse avoir l'impression d'être à cette époque, mais je ne veux pas rechuté dans les drogues dures. Un pétard de temps en temps, c'est bien. J'ai peur d'être de nouveau le déchet que j'ai été avant, l'espèce d'ingrat qui se foutait de ce qu'on lui conseillait. J'ai peur de perdre Hope. C'est grâce à elle si je m'en suis sortit, et je l'apprécie, même si parfois, cette blondasse est tout simplement insupportable, et que j'ai vraiment envie de la baffer. Quand je pense que j'ai fuit ce genre de fille toute ma vie, et que j'en laisse une en faire partie intégrante. Je suis vraiment trop étrange comme mec.

    Alors que j'aspire une nouvelle fois, j'entends une voix familière dans mon dos. Trop familière. J'ai reconnu la voix de la blondasse. Il manquait plus que je me fasse griller tient. Comment gâcher un si bon moment en moins de cinq secondes. J'hésite quelques secondes avant de me retourner. Elle va me détruire, et me planté là, comme un con. Je me lève, me tourne, et lui fait face. Oulah, elle à l'air énervée. Très énervée. Je baisse la tête sur mon bédo que je tiens entre mes doigts, puis la regarde de nouveau dans les yeux avant de souffler la fumé qui me reste dans la bouche. « Hum, Hope. Quelle surprise ! Si j'avais su que tu passerais par là... » Je n'arrive pas à terminer ma phrase. Je suis vraiment trop naze comme mec, comme l'autre tient. Je la regarde, puis regarde de nouveau ma main et ce qu'elle contient. J'aurais vraiment dû être plus discret.
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MessageSujet: Re: Laisse moi planer... ▬ HOPE   Jeu 9 Fév - 18:25

Est-ce qu’il venait vraiment de dire ça ? Je n’arrivais pas à croire qu’il avait osé. « Hum, Hope. Quelle surprise ! Si j'avais su que tu passerais par là... » Limite, le fait qu’il essaie de s’excuser, de masquer et de mentir, je m’y serai attendue. C’était d’ailleurs ce que je pensais qu’il allait faire. Mais non, monsieur Jefferson préférait se blâmer du fait qu’il aurait du penser que j’aurai pu passer près de la Tamise. J’avais vraiment essayé et j’avais cru qu’au bout de quatre ans, il avait arrêté tout ça. La drogue, les mauvais plans, les idées foireuses, mais non. Il ne faisait que me mentir. Etait-ce seulement la première fois ? C’était la première fois que je le prenais en flagrant délit, mais il était possible qu’il ait déjà fait ça une, deux, trois fois, voire même plus. Je me sentais trahie. La relation avec Aaron, que je pensais être spéciale, était brisée. C’était stupide, hein ? Stupide de prendre ça avec tant d’ampleur … Mais même si ce n’était qu’un peu d’herbe, je le revoyais coucher sur le sol, respirant à peine, le corps froid, en train de mourir.

« Aaron, je peux savoir ce que tu fous ? Et me dis pas tu te fais juste un petit joint, tranquille comme ça. Je … Je pensais que t’avais arrêté tout ça, bordel. Je pensais que t’avais changé, que t’avais évolué. Que … Que … » Je ne pouvais même pas finir mes phrases tellement j’étais en colère. Je bouillonnais à l’intérieur, même malgré le temps horrible de l’hiver, j’avais chaud. Bien trop chaud. Je serrai les poings. A cet instant précis, je le détestais. Je le détestais pour me faire ça, à moi. Je le détestais pour se faire subir ça, à lui. Je le détestais parce qu’il ne voyait même pas le mal que ça lui faisait. Je le détestais parce qu’un jour, j’avais pu penser que lui et moi … Idiote, Hope, tu n’es qu’une idiote. Je me sentais plus déçue de moi-même que de lui. Pourquoi est-ce que je l’aidais déjà ? Ouaip, c’était une excellente question, à laquelle j’avais déjà oublié la réponse.

Même si Ron a toujours été celui qui devait me supporter, rester avec lui pour veiller à ses moindres faits et gestes n’a pas toujours été une partie de rigolade pour moi. Maintenant, je me dis que j’ai peut être perdu quatre ans de ma vie pour aider un junkie et ce à quoi ? A retomber dans la drogue. Bon boulot, Hope. Je perdais mon temps, c’était ce dont j’essayais de me convaincre en le regardant droit dans les yeux. Je baissais les yeux vers le petit bout de papier à moitié brulé, roulé entre ses doigts. Oui, une pure perte de temps. Je soupirais. Qu’est-ce que je faisais encore là ? Je ne savais plus très bien quoi faire. Partir, l’oublier, l’éviter et faire comme si il n’avait jamais existé ? Rester, nous disputer, se réconcilier et recommencer à l’infini ? Honnêtement, ces solutions n’étaient pas vraiment brillantes. Je n’avais pas envie de partir car, même si Aaron était un crétin fini et que je le détestais, je m’étais attachée à lui. A son caractère de cochon. A sa grande gueule. A sa présence, tout simplement.

Malgré tout ça, il était tellement insupportable parfois et rien que le fait de penser qu’on allait surement faire la même chose, être en froid et ensuite se reparler, pendant des millions d’années me donnait envie de me gifler et de me jeter dans la Tamise. Je plantais mes yeux dans les siens. « Tu sais quoi, Aaron ? J’ai cru qu’on était plus ou moins amis. », je ris, « Ouais, j’y ai cru. Complètement débile, tu n’trouves pas ? » Je marquais une pause. Je n’étais pas encore totalement sure de vouloir prononcer ces mots-là à voix haute. Le devais-je ? J’inspirais et expirais lentement. « J’en ai marre de tes conneries. Sérieusement. Je pensais que je pouvais le gérer. Que je pouvais t’aider. », je reposais mes yeux sur ses mains, « Mais apparemment, je me suis bien trompée. Je crois que, que je suis un peu naïve sur les bords. »

Ce n’était pas vraiment ce que je voulais. Ca tournait à une scène de film mélodramatique. J’avais l’impression de m’énerver pour rien. C’était d’ailleurs un peu le cas, c’était un joint. Un peu d’herbe roulée dans une feuille. Il était peut-être temps que je le laisse faire ses conneries. J’étais déchirée. Je savais que si je partais et qu’il lui arrivait quelque chose, je me sentirais coupable et si je restais et qu’il lui arrivait quelque et bien, je me sentirais coupable aussi.

Il m’énervait ce débile. Je me prenais la tête et ce pour quoi ? Pour lui. Pour cet imbécile qui n’en valait surement pas la peine. Oh ! Comment avait-il faire ça ? Je pensais m’être calmée, mais ce n’était pas du tout le cas, je ne faisais que me contenir et j’avais décidé d’exploser.

« Tu ne penses qu’à toi et qu’à ton plaisir personnel. T’es qu’un crétin, vraiment ! Y en a marre de bêtises de gamin, de ton sale caractère, de … », un grognement sorti de ma bouche, « Aujourd’hui le joint, demain la coke et dimanche, l’ecsta’ ? T’as pas changé en vérité, t’es toujours le même. » Je lui crachais ces mots à la figure comme une déchainée. Je respirais vite et fort, j’essayais de retrouver mes esprits, de me calmer et de trouver le courage pour partir.
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MessageSujet: Re: Laisse moi planer... ▬ HOPE   Jeu 16 Fév - 18:51

« Aaron, je peux savoir ce que tu fous ? Et me dis pas tu te fais juste un petit joint, tranquille comme ça. Je … Je pensais que t’avais arrêté tout ça, bordel. Je pensais que t’avais changé, que t’avais évolué. Que … Que … » Je suis vraiment trop con. J'aurais du faire beaucoup plus attention. Pourquoi j'avais eu ce besoin de fumer, alors j'étais clean depuis quatre ans, et je fous tout en l'air. Là, je commence vraiment à me rendre compte de ma connerie. Monumentale. Je viens de perdre Hope, la seule personne qui avait cru en moi depuis un bon bout de temps. Mais que'est ce que je suis idiot, c'est un truc de dingue.

Je la regarde, toujours avec ma clope dans la main. Je veux la jeter, mais je n'y arrive pas. C'est comme le vélo, ça ne s’oublie pas, malheureusement. C'est dans un moment pareil que j'ai besoin de ma blondasse, mais le problème, c'est que je viens juste de me la mettre à dos, et les seuls mots que j'ai réussi à sortir son aussi minable que moi. Elle me déteste. « Je... j'en sais rien Hope. C'est ce matin, j'étais comme emporter par cette envie. » Super comme argument. Rien ne peux excuser mon acte. Je lui ai fait perdre plusieurs années de sa vie, alors que la mienne ne vaut même pas la peine d'être vécue. Je suis un monstre, je me demande même comment elle a pu accorder son attention à un type comme moi. J'ai perdu sa confiance, et je ne pourrais jamais la récupérer. Et le pire dans tout ça, c'est que je n'arrive même pas à articuler la moindre phrase pour essayer de me justifier. Enfin, justifier quoi ? Je n'ai aucune excuse. « Tu sais quoi, Aaron ? J’ai cru qu’on était plus ou moins amis. » Je sais que je l'est blessée, et je regrette tellement mon acte, mais comment lui dire ? Elle ne me laisse même pas le temps d'en placer une, comme lors de mon réveil à l'hôpital. Cette chose que je détestais tant chez elle, mais à laquelle je m'y était habitué. Tout comme à son visage, son sourire, sa joie de vivre. Oui, sa joie de vivre, ce que je n'ai jamais vraiment eu. « Ouais, j’y ai cru. Complètement débile, tu n’trouves pas ? » C'est surtout moi qui est débile dans cette histoire. Je la laisse m'engueuler, devant plusieurs dizaines de touristes qui nous regardent. Mais je le mérite. Largement. Que t'es con Aaron mais que t'es con ! J'avais une fille géniale, prête à tous pour m'aider, et je ne suis même pas foutu de la garder auprès de moi.

« J’en ai marre de tes conneries. Sérieusement. Je pensais que je pouvais le gérer. Que je pouvais t’aider. Mais apparemment, je me suis bien trompée. Je crois que, que je suis un peu naïve sur les bords. » Il serait peut être temps que je réponde à tout ce qu'elle me dit. Je passe encore plus un naze si je ne lui répond pas. « Hope, écoute moi s'il te plait ! » Pourquoi je m'obstine à essayer de lui parler alors que je sais très bien que je pourrait pas en placer une tant qu'elle n'aura pas fini son discours. Je me contente de la regarder, et d'écouter ses reproches, attendant qu'elle me tende enfin une perche pour que je puisse m'expliquer. « Tu ne penses qu’à toi et qu’à ton plaisir personnel. T’es qu’un crétin, vraiment ! Y en a marre de bêtises de gamin, de ton sale caractère, de … Aujourd’hui le joint, demain la coke et dimanche, l’ecsta’ ? T’as pas changé en vérité, t’es toujours le même. » Elle explose littéralement de colère. Je ne l'avais j'avais vu aussi énervée en quatre ans. Un silence s'installe, je peux enfin essayer de m’expliquer. « Ecoute Hope, je sais que ce que j'ai fait, c'est vraiment minable de ma part, mais, tu ne sais pas ce que ça fait. » Enfin, je peux souffler, prendre ma respiration, et lui parler lentement pour essayer de la calmer, même si ça risque d’être difficile. « Oui, tu ne sais pas ce que ça fait. Tu n'as pas ce passé, celui qui revient en permanence dans mes cauchemars. Cette sensation qui t'envahis tellement, qu'il n'y a qu'un seul moyen de la faire taire. » Ce moyen. Comme disait Oscar Wilde, le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder. « Ça fait partit de moi Hope, que tu le veuilles ou non. Tu ne peux pas tout contrôler. Je suis vraiment, vraiment désolé pour te faire vivre ça. Mais je sais que j'ai très peu de chance que tu m'accorde ton pardon. » Je jette le reste de mon joint parterre, et l'écrase, comme pour lui montrer que je veux oublier mon erreur.

HS : Désolé d'avoir mis du temps à répondre, je n'avais plus de connexion ;)
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MessageSujet: Re: Laisse moi planer... ▬ HOPE   Sam 18 Fév - 21:32


J’avais déballé tout ce que j’avais eu à lui dire, tout ce que j’avais sur le cœur. Ou plutôt, tout ce qui m’étais passé par la tête sous l’effet de la colère. Je pensais quand même tout ce que j’avais dit, même si, dans un autre contexte, je ne lui aurais sans doute pas balancé ces paroles comme ça, peut-être même que je n’aurai rien dit. J’appréciais vraiment Aaron, je sentais une sorte de connexion particulière avec lui. Ou peut-être que je me faisais des idées. Je levais les yeux vers lui. Je ne savais plus quoi penser. J’avais juste envie de partir. Je n’avais même pas envie d’écouter ses explications qui, je le savais d’avance, seraient foireuses.

« Ecoute Hope, je sais que ce que j'ai fait, c'est vraiment minable de ma part, mais, tu ne sais pas ce que ça fait. » Je m’en voulais déjà d’être restée et de ne pas être partie en courant. Bon, puisque j’étais là, autant écouter ses excuses minables. Je ne savais pas à quoi ça nous menait tout ça. Etait-ce un jeu ? Celui qui ennuyait le plus l’autre gagnait ? J’attendais. Je ne savais pas vraiment ce que j’attendais, en vérité. Quelque chose qui me retienne, qui m’empêche de fuir, une vraie raison. Une vraie raison pour rester à ses côtés et l’aider avec ses problèmes. Une raison pour laquelle je ne voudrais plus jamais le laisser tomber. Et pas seulement une excuse miteuse.

« Oui, tu ne sais pas ce que ça fait. Tu n'as pas ce passé, celui qui revient en permanence dans mes cauchemars. Cette sensation qui t'envahit tellement, qu'il n'y a qu'un seul moyen de la faire taire. » Il avait raison, je ne savais pas ce qu’il se passait dans sa tête. Je ne pouvais rien dire à propos de ça. J’avais toujours vécu comme une petite fille gâtée dans les beaux quartiers de Londres. Je recevais presque toujours ce que je demandais pour mes anniversaires et pour Noël. La seule grande tâche dans mon existence, c’était le fait que mes parents soient divorcés … Et encore ! Ca me rendait heureuse de les voir plus heureux, même séparés. Ma vie n’avait rien de comparable avec celle qu’Aaron avait vécue, c’était clair et je m'en rendais bien compte. « Ça fait partit de moi Hope, que tu le veuilles ou non. Tu ne peux pas tout contrôler. Je suis vraiment, vraiment désolé pour te faire vivre ça. Mais je sais que j'ai très peu de chance que tu m'accordes ton pardon. » Je l’écoutais attentivement. Je n’étais plus en colère, pas que je ne lui en veuille plus, absolument pas, mais j’essayais de comprendre son point de vue, à lui aussi.

Je le regardais jeter son joint et l’écraser comme si ça ne représentait plus rien pour lui. J’étais sûre, qu’au fond, ça lui faisait aussi mal que de recevoir un coup de pied dans l’entre-jambe. « Je suis là, moi. Enfin, j’étais là. J’étais là pour t’aider. Si t’avais besoin de parler, j’étais là. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit, j’étais là. J’étais là pour toi. » Je n’avais pas pu le regarder dans les yeux en disant tout ça. J’avais fixé un point derrière lui, de l’autre côté de la rive. Le regarder dans les yeux rendrait le fait que notre relation – j’aurai bien dit amitié, mais ça passait bien au-dessus de ça – était définitivement terminée. Je n’en avais pas envie, mais je le devais, ce n’était pas comme si j’améliorais les choses dans sa vie, de toute façon. Je baissais les yeux, je n’avais pas envie de me battre avec lui. Pas aujourd’hui. Je fis volte-face et commençais à m’en aller. Je me demandais toujours si c’était la bonne solution. Je m’arrêtais. Je ne pouvais tout simplement pas aller plus loin, je ne le voulais pas. Je tournais la tête vers Aaron. « Et puis, si je te pardonnais, ça nous mènerait ou ? Tu regagnerais ma confiance, tout serait comme avant et un jour, comme ça, comme aujourd’hui, tu craquerais ? » Je lui faisais totalement face désormais, les yeux rivés sur le sol, les bras ballants. « Parfois, tu sais, j’ai l’impression que tu te rends pas compte que tout ça, je le fais pour toi. » Je relevais les yeux et, pour la première fois depuis qu’il m’avait répondue, je plantais mon regard dans le sien.
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MessageSujet: Re: Laisse moi planer... ▬ HOPE   Jeu 1 Mar - 19:07

« Je suis là, moi. Enfin, j’étais là. J’étais là pour t’aider. Si t’avais besoin de parler, j’étais là. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit, j’étais là. J’étais là pour toi. » Je me sens vraiment mal par rapport à elle. Il est vrai qu'elle avait toujours été là pour moi, et que je m'était laisser entraîné de nouveau dans ce cercle vicieux sans même penser au fait qu'elle pouvais me venir en aide. Mais en même temps, je n'ai pas envie de l'embêter avec toutes mes histoires de drogues et autres conneries, de la déranger alors qu'elle a sûrement, même carrément d'autres amis à part moi. Si elle me considère encore comme un ami après ce que je viens de lui faire vivre.

Je garde la tête baissée, les mains dans les poches, à regarder le cadavre de ma décente aux enfers. « Oui je sais, mais, je ne veux pas te déranger, ou encore te harceler. » Peut être que j'utilise des termes un peu fort, mais c'est vraiment l'impression que j'ai si je me mets à l'appeler dès que je sens que je vais rechuter. J'aurais pu aussi très bien parler à Math, mais j'ai peur qu'il ne me comprenne pas complètement, même si c'est mon meilleur pote. Je réduit en miette le mégot avec ma chaussure, puis relève enfin la tête pour voir son visage d'ange. « J'ai surtout peur de te perdre en faite, que tu prennes la fuite si tu comprends tout ce qui ce passe dans ma tête. » C'est le bordel total en effet, surtout depuis quelques jours. Depuis que j'ai vu ce mec dans Camden avec son herbe, je sentais que j'allais bientôt craquer, malgré tout mes efforts pour ne pas sombrer de nouveau. Que je suis bête aussi d'avoir garder du shit dans un tiroir... La pire connerie de ma vie depuis cette foutue overdose dont Hope m'a sauvé. Quand je pense que je serais mort sans elle, et que je comporte comme un naze. Je ne sais même pas pourquoi elle perd encore son temps avec un type comme moi, qui, à vingt-deux ans, n'est toujours pas fichu d'avoir une vie stable.

Je la regarde partir, sans même essayer de la rattraper. Et dire que ça m'avait passé par l'esprit que j'avais une chance avec elle, n'importe quoi. Je ne la mérite pas de toute manière. C'est une fille des beaux quartiers, avec pleins de types riches qui lui court après, et moi, je suis qu'un pauvre junkie sans job qui passe sont temps à foutre en bordel l'appart que je partage avec Math. je prie pour qu'elle arrête de marcher, qu'elle me donne une dernière chance. Chance que je ne mérite pas certes, mais que je veux vraiment. Un léger sourire apparaît sur mon visage quand je la vois de nouveau tourner la tête vers moi. « Et puis, si je te pardonnais, ça nous mènerait où ? Tu regagnerais ma confiance, tout serait comme avant et un jour, comme ça, comme aujourd’hui, tu craquerais ? » J'ai bien peur que ses paroles soit vrais. J'ai l'impression de perdre toute ma confiance, de me laisser totalement marcher dessus, sûrement un effet du joint car je n'ai jamais été du genre à me laisser faire, surtout par une espèce de blondasse du genre de Hope. Mais cette dernière était une sorte d'exception pour moi. La seule à qui je me suis vraiment ouvert, bien que je déteste le genre de fille qu'elle est, ou du moins qu'elle paraît être. « Parfois, tu sais, j’ai l’impression que tu te rends pas compte que tout ça, je le fais pour toi. » Ses derniers mots sont comme un coup dans l'entre-jambe. J'ai gâcher quatre de sa jeunesse, et ce n'est que maintenant que je m'en rend vraiment compte. « Je... je suis désolé Hope, vraiment. Je t'ai déjà fait perdre assez de temps comme ça, alors je vais partir. Je vais te laisser vivre ta vie, sans cette tâche que je représente. » Je la regarde une dernière fois, et commence à partir. Il ne faut pas que je me retourne, sinon, je serais incapable de continuer ma lancer.
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MessageSujet: Re: Laisse moi planer... ▬ HOPE   Sam 3 Mar - 17:34

« Je... je suis désolé Hope, vraiment. Je t'ai déjà fait perdre assez de temps comme ça, alors je vais partir. Je vais te laisser vivre ta vie, sans cette tâche que je représente. » Il ne se battait pas, il ne se défendait pas. Ca ne lui ressemblait pas. Je le regardais partir. Ca faisait mal. Ce n’était pas la première fois qu’on se disputait et qu’il partait parce qu’il en avait marre. Mais là, cette fois-ci, on sentait qu’il le pensait vraiment. Qu’il partait pour de bon, qu’il m’abandonnait pour de vrai. Je ne savais pas quoi faire. C’était vrai, il m’en avait fait baver ces quatre dernières années, ça n’a pas été tous les jours facile, mais on avait eu de bons jours ensemble. Des jours vraiment drôles où je me disais qu’au final, on ne se battait pas pour rien, qu’il s’en sortirait vraiment un jour et qu’il serait quelqu’un de bien en qui on pouvait avoir une confiance totale. Quand je pensais à Aaron, c’était aux jours comme ceux-là qui me revenaient en tête et pas les disputes ridicules comme aujourd’hui.

Je savais que je n’avais pas envie de partir. Je savais qu’il n’en avait pas envie non plus. Si l’un de nous avait vraiment eu envie de partir, on l’aurait fait depuis des années. On ne se l’avouait pas, mais on le savait très bien. On savait très bien qu’on ne pouvait pas se passer de l’autre. Et puis même si on décidait de ne plus se voir, on ne tiendrait pas très longtemps, une semaine ou deux, au maximum. Fallait que je le retienne. Je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire. Je voulais qu’il reste, c’était la seule chose donc j’étais sûre à cet instant.

« Alors c’est tout ? Tu t’en vas … comme ça ? », dis-je en haussant les épaules. « C’est comme ça que ça se termine, toi et moi ? » Je croisais les bras sur ma poitrine en le regardant. J’attendais qu’il se retourne, qu’il soit face à moi. « Tu dis que je ne sais pas ce que ça fait, que je ne peux pas comprendre ce que tu vis, cette sensation qui t’envahit, ce cauchemar qui te fait revivre de mauvais moment, alors … » J’écartais les bras. « Explique-moi ! » Et je les laissais retomber mollement sur mes cuisses. Je lui souriais. Je n’étais plus en colère, je ne lui en voulais plus, je voulais juste qu’il reste avec moi. Je n’oubliais pas l’histoire de joint, je la mettais juste de côté pour le moment. Je ne savais pas ce qu’il allait faire si je n’étais pas dans les parages à le surveiller comme un gamin de douze ans. Si un jour, on devait ne plus se voir pour une raison X ou Y, je préférais savoir qu’il ne touchait plus à aucune de ses cochonneries et qu’il était clean. « Dis-moi tout ce que tu penses, tout ce qu’il y a dans ta tête. Et vu qu’apparemment, tu as peur de me perdre si je sais tout ce qu’il se passe dans ta tête, je te promets de ne pas partir. Pas avant que tu n’aies fini ce que tu as à dire, du moins. » Je disais ça, mais je savais que je n’aurai jamais le courage de partir. J’en avais eu l’occasion, il y a deux minutes à peine et je m’étais rétractée. J’avais eu l’occasion de le laisser partir, d’être débarrassée de lui pour toujours, mais j’avais décidé de le retenir. Tout ça parce que je l’aimais bien. Oui, je pouvais l’avouer, je l’aimais bien ce crétin. « Alors ? Explique-moi. »

Je le défiais du regard. J’avais un sourire joueur sur les lèvres. Je voulais qu’il rentre dans mon jeu, qu’il reste et qu’on passe à autre chose. Et la seule façon, c’était de le défier. J’espérais que ça allait marcher. « Si t’as les couilles. », ajoutais-je rapidement.

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