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 PV ✿ Continuez à me faire rire

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MessageSujet: PV ✿ Continuez à me faire rire   Lun 6 Fév - 10:50



Il y avait quelques pigments de bleu et de vert et rares étaient ceux en rouge sur ce sol gris que Thomas fixait, concentré. Il agrippait une barre métallique, sa solidité et sa froideur le rassuraient un peu. Il y posa son front fiévreux, il avait le dos noué et poids sur la poitrine. Il entendit des rires mais il les perçut de loin. Il soupira. Il aurait pu s'en douter. Peu avant qu'il ne retrouve Ambroise pour déjeuner, il avait reçu un message de Hope les invitant à se retrouver à la Grande Roue. Il n'avait jamais vu cet endroit typiquement touristique que comme un repère, il n'avait jamais envisagé l'idée de se retrouver en-haut. Quand il passait devant le London Eye, il ne le voyait pas. La roue faisait partie du décor, comme le ciel ou les nuages.
Aujourd'hui pourtant, il se retrouvait là, assis dans l'une des cabines certainement instable de l'attraction.

« On va tous mourir… »

Ils venaient à peine de s'installer, l'Oeil n'avait même pas entamé sa tournée, ils étaient toujours à terre. Pourtant, dès que sa ceinture se boucla en sonnant comme le glas, il avait tout de suite commencé à se sentir mal. Tu es prisonnier, jamais, plus jamais tu pourras te libérer. Il se sentit dans la peau de Patrick McGoohan, interprète principal du Prisonnier, une série anglaise culte des années 70. Le héros se retrouve enfermé dans un petit village parce qu'il en savait trop, là-bas, les gens ne sont plus que des nombres et le monde est ensoleillé, d'où la célèbre réplique dans le générique : Je ne suis pas un numéro ! Je suis un homme libre !
Ce que n'était pas du tout Thomas à l'instant, esclave des rires de son neveu et des beaux yeux de sa complice Hope.

« Allez au diable, je vous déteste tous ! »

Il sentit son coeur se serrer quand l'Oeil commença à s'agiter. Il ferma les yeux. Qu'avait-il fait à son bon Seigneur auquel il ne croyait pas pour qu'il lui fasse ça ?
Quelle idée aussi d'accepter ! Ils riaient bien là, les deux jeunes diables, à le voir, lui, le célèbre polémiste américain, dans cette mauvaise posture. Hope ne savait pas quel passé brillant il avait eu et il préférait que cela reste ainsi, le regard des gens sur vous se transforme considérablement quand vous avouez posséder de l'argent.
Il ferma plus fort les poings sur la barre quand le London Eye commença à s'élever.

« Vous allez me le payer... »

L'angoisse lui compressait les poumons, sa voix n'était plus qu'un murmure. Comment pouvait-on apprécier se faire soulever dans les airs par ses axes en ferraille maigrichon ? Les anglais étaient de véritables fous, à défier ainsi les lois de la gravité.
Thomas avait un vertige sévère, d'aussi loin qu'il s'en souvienne, il n'avait jamais su s'en débarrasser. Il avait d'ailleurs pendant longtemps eu une peur bleue de l'avion et il entrait dans des crises de panique quand il s'agissait de voyager. Des colères noires grondaient et il trouvait tous les bonds moyens pour prendre le train ou le bateau pour ses pèlerinage professionnel. Il finissait généralement dans les toilettes d'un ferry, à rendre tous les déjeuners qu'il n'avait pas prit depuis le départ. Il n'avait pas peur de mourir sur un bateau, c'était juste son coeur qui ne supportait pas le balancement de la coque. Thomas était un sensible.

« Vous allez découvrir le véritable sens du mot douleur et le véritable goût des larmes. De votre langue jamais aucun pardon n'aura sonné aussi implorant... »

Et il maudissait les rires qui semblaient surgir de tout part autour de lui, il méprisait les regards stupidement admiratifs des autres touristes imbéciles, il crachait sur les fourmis humaine qui attendaient leur tour en bas et surtout : il haïssait ces deux jeunes personnes en face de lui, avec leur frimousse d'ange, qui se plaisaient à le regarder comme une curiosité de la foire.

« Et dire que je t'aide pour tes études Ambroise ; et dire que je te soutiens dans tes critiques Hope... »

Il ne méritait pas ça. Il avait toujours été un homme bon. Quand il allait au cinéma avec la candide blonde, c'était lui qui payait ; quand Ambroise se retrouvait dans la panade, c'était lui qui sortait le portefeuille ; quand les deux adultes fraichement sorti de l'adolescence (quoique, on pouvait avoir des doutes sur le jeune homme) faisaient une connerie, c'était lui qui les sortait d'affaire au commissariat.
Il se sentait roulé, il n'était qu'un pantin dans les mains puériles de ce couple.
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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Mar 7 Fév - 21:10

« On va tous mourir… »

Je posais les yeux sur Thomas. L’engin n’avait pas encore bougé d’un millimètre qu’il était déjà presque enroulé autour d’une des nombreuses barres métalliques que contenait la capsule du London Eye. J’avais décidé de retrouver les deux Williams au pied de la roue géante. Le fait de monter à l’intérieur d’une de ces grosses bulles ovales n’était absolument pas prévu, mais il y avait peu de monde dans la file d’attente et j’adorais faire un tour dans cette machine qui vendait du rêve, autant aux touristes, qu’aux Londoniens. Je n’étais pas du tout au courant que Thomas avait le vertige. Si j’avais su, je n’aurais pas proposé le tour. Bon, je ne voulais pas me moquer de lui, mais la situation était drôle, il fallait l’avouer ! Thomas Williams, un homme respectable qui avait de grandes études, qui avait quarante-cinq ans, était accroché à une barre métallique comme un enfant de quatre ans qui ne veut pas lâcher la main de sa maman. Adorable et hilarant.

« Allez au diable, je vous déteste tous ! »

J’éclatais de rire. « Pour une déclaration d’amour, c’est pas mal, mais je suis certaine que tu peux faire mieux. », dis-je, un sourire angélique sur le visage. Je bouclais ma ceinture en gardant un œil sur le journaliste, qui savait s’il n’allait pas s’évanouir à un moment ou à un autre ? La roue commença à monter tout doucement, la partie drôle ne faisait que commencer. Je lançais des regards à Seth qui semblait aussi amusé que moi. On était vraiment des sales gosses, mais qu’est-ce que c’était drôle.

« Vous allez me le payer... », Continua-t-il à se plaindre. « M’enfin, ce n’est pas un homme fort et brave comme Thomas Williams qui va avoir peur d’un petit tour de trente minutes à 135 mètres du sol quand même ? » J’avais toujours mon sourire aux lèvres. J’aimais bien l’ambiance qu’il y avait souvent entre Seth, son oncle et moi. On se retrouvait toujours à se chamailler, pour le plus souvent des broutilles, mais bien évidement de manière bon enfant, rien de vraiment sérieux, juste des adultes qui se comportaient comme des réels gamins.

J’ignorais les fausses menaces du l’Ancêtre pour me tourner vers Seth. « Alors, qu’est-ce que vous faisiez avant de me rejoindre ici ? » Je l’aimais bien ce Seth. Un gars drôle qui me faisait toujours rire avec ses histoires de nains et de trépieds. C’était un bon ami, très bon ami. Je ne savais pas vraiment si je voyais plus qu’un ami en lui, ça ne me déplairait pas, pas du tout même, de sortir avec quelqu’un comme Seth.

« Et dire que je t'aide pour tes études Ambroise ; et dire que je te soutiens dans tes critiques Hope... », les paroles de Thomas attirèrent de nouveau mon attention qui avait été détournée par les beaux yeux bruns de Seth. Je posais mes mains sur celle de Thomas, elles étaient froides.

La situation me faisait toujours aussi rire, mais rien qu’en voyant leurs regards, on se rendait bien compte que les personnes autour de nous se demandaient se qu’ils se passaient et commençaient à s’inquiéter pour l’état de santé du vieil homme. « Evite de penser à l’altitude et pense plutôt à … ». Je tournais la tête. Je laissais échapper un petit « Wouaw. ». J’étais émerveillée par de toutes petites choses comme la vue de Londres. Londres me faisait toujours cet effet-là. Je détachais ma ceinture et quittais mon siège pour aller me coller contre une des vitres. « Wouaw », répétais-je. On aurait dit un gamine hallucinée par un feu d’artifice.


Dernière édition par Hope S. Marlowe le Ven 10 Fév - 23:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Mer 8 Fév - 0:10

    L’hiver, c’est sexy.

    Emmitouflé dans une petite dizaine de couches, allant du tee-shirt, au pull en acrylique, en passant par son sweat-shirt chéri, Seth reniflait. La moitié des vêtements qu’il portait, il les avait achetées il y a à peine une demi-heure grâce au don généreux de l’homme en face de lui. Une fois qu’on avait vu ce spectacle, il était difficile de se rappeler autrement de Thomas Williams. Cramponné à une poutre métallique qui devait être complètement gelée, maugréant des malédictions, et autres phrases du style « On va tous mourir… ». Après la seconde complainte paniquée, le jeune homme avait discrètement mis en marche le mode dictaphone de son portable. Histoire de faire une séquence comique au prochain dîner de famille. Son oncle allait faire sensation ! Et perdre un peu – beaucoup – de sa crédibilité. Il tourna la tête en direction de Hope, assise à côté de lui. Il y avait des injustices dans ce monde. Notamment celle régissant l’univers et qui disait qu’une fille, même avec l’épaisseur d’un bibendum restait super canon. Égalité des sexes, mon cul. Hope souriait, le spectacle de l’ancêtre la divertissant autant que lui. C’était pour elle que Seth, le mec qu’on trainait par les cheveux pour aller acheter ne serait-ce qu’une paire de chaussettes, était allé courir les magasins et courir tour court, pour ne pas arriver en retard au point de rendez-vous : le London Eye. Cela faisait des semaines que le jeune homme avait emménagé en Angleterre et il était encore plus ignorant qu’un touriste chinois. A part la pizzeria du coin, et le restaurant où il déjeunait toutes les semaines avec son oncle, il ne connaissait pas grand-chose à la ville qui était à présent la sienne. Mais quand il regardait la tête de son tonton, il en déduisait que pour lui aussi c’était une première. Et que ça serait sans doute la dernière en ce qui concernait le journaliste.

    « M’enfin, ce n’est pas un homme fort et brave comme Thomas Williams qui va avoir peur d’un petit tour de trente minutes à 135 mètres du sol quand même ? » le taquina Hope. Seth ricana et en rajouta une couche : « Tu me m’as pas dit que ce qui avait séduit ma tante, chez toi, c’était ton courage, ta persévérance, mais surtout cette faculté que tu as à aller jusqu’au bout et à dépasser tes peurs ? ». Puis d’un mouvement fluide il déboucla sa ceinture de sécurité, dégaina un petit appareil photo numérique de sa poche, se plaça juste à côté du vieux martyr et s’exclama « CHEEEEEESE ! ». Puis il se rassit plus calmement un grand sourire de satisfaction sur le visage et dans la foulée, gratifia la frimousse de Hope d’un éclair de flash. C’était parfait, il pourrait même en faire des diapositives pour illustrer la bande son ! Ou l’envoyer par mail à son père, ce qui était encore plus mesquin. Un peu comme pour dire : tu m’as exilé, mais tu sais quoi ? Je m’éclate encore plus ici, et avec ton petit frère ! Il y avait quatre-vingt-dix-neuf pourcent de chance que son paternel le prenne mal. Tant, mieux, c’est le but. Hilare, son regard accrocha quelques secondes celui de sa compère de sarcasme.

    « Alors, qu’est-ce que vous faisiez avant de me rejoindre ici ? » demanda-t-elle, curieuse. Une seconde Seth fut paniqué à l’idée de lui avouer toute la vérité. A savoir : je faisais du shopping pour essayer de te draguer. Venant d’une fille encore ça passait, mais d’un garçon c’était un peu plus gênant. Et en plus ce n’était pas tout à fait exact. Bon, si, un petit peu quand même. Mais à vrai dire, le jeune homme n’avait pas encore déterminé précisément la nature de ses sentiments vis-à-vis de Hope Marlowe. Il ressentait quelque chose pour elle, quelque chose de fort, c’était la seule certitude qu’il possédait. A voir de quel côté la balance pencherait : amitié ou am… même à lui-même il n’arrivait pas à dire ce mot. Il réalisa soudain qu’il ne l’avait jamais dite, cette phrase magique, en trois mots et sept lettres. A personne.

    « On est allé déjeuner dans un resto tout près d’ici. C’est une sorte de petit rituel entre nous. Son poisson était très appétissant, mon seul désir en ce moment, c’est qu’il ne finisse pas sur les vitres de notre nacelle. Ou même sur mon sweat d’ailleurs, il est tout neuf ! » Il avait tout dit. Son oncle lui, semblait ne rien avoir entendu. Isolé dans son propre monde. Il continuait à les accabler. Pour la conscience de Seth : c’était Hope qui avait proposé ce rendez-vous, il ne l’avait appris à peine une heure et demie plus tôt ! « Et dire que je t'aide pour tes études Ambroise ; et dire que je te soutiens dans tes critiques Hope... » C’était donc comme ça que Thomas l’appelait à présent : Ambroise. Ça lui rappelait sa mère et l’aigreur des parisiens. Tout cet air vindicatif lui manquait parfois ! Hope ne réagit pas à la mention de son second prénom. Elle n’avait peut-être pas tilté, mais ça ne tarderais pas ! La jeune femme pris ses mains sur celles de l’ancêtre. Seth éprouva à cet instant un petit sursaut de jalousie. Imbécile. Il faillit aller se frapper la tête contre un des barreaux de fer de leur capsule, mais il se retint. Pas la peine d’inquiéter Hope sur l’état mental de la famille Williams. Déjà que son oncle la remettait pas mal en question.

    « Evite de penser à l’altitude et pense plutôt à … » elle jeta un coup d’œil par la vitre en plexi. En plexi ? Quelqu’un avait-il déjà tenté de se défenestré depuis le haut de la grande roue ? Seth pouffa à cette idée, même si c’était loin d’être réjouissant. Il pourrait le dire à Thomas, ça serait intéressant de voir comment celui-ci, déjà en crise de panique, réagirait. Hope s’était interrompue et poussait à présent des petits « Wouaw » admiratifs. Elle était trop mignonne ! Seth sourit un peu plus, attendri. Cependant quand il regarda à son tour le panorama qu’offrait la hauteur il ne put s’empêcher d’en rester béat. Le ciel bleu et dégagé, laissait Londres s’étaler majestueusement. Une cinquantaine de mètres plus bas, la foule de touristes se prenant en photo devant l’œil de Londres. Avait la taille d'une cohue de fourmis ! Le jeune homme se pencha en avant et chuchota à l’oreille de la jolie blonde : « Hope, moi aussi j’ai froid, tu veux bien me réchauffer ? ».


Dernière édition par Seth A. Williams le Sam 11 Fév - 9:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Mer 8 Fév - 17:33

Thomas avait de plus en plus de mal à respirer. Il se recroquevilla sur lui-même. Il faisait froid, ses mains lui faisaient mal mais en même temps il ne les sentait plus. Ne plus sentir que la douleur et le tourment d'une peur déraisonnable. Il prit une grande inspiration sifflante mais il ne ressentit pas l'air introduire ses poumons. Un poids inquiet accabla ses épaules. Il reprit une forte inspiration mais là encore, il ne vit pas la différence. Sa tête était lourde, son front fiévreux, ses mains moites et légèrement tremblantes. Thomas leva les yeux, cherchant peut-être dans le ciel l'aide de l'homme auquel il ne croyait pas. A la place, il vit l'étendue bleue de la voûte londonienne. Pas de gratte-ciel, pas de toits, rien, juste un voile léger et azuré. Ils étaient arrivés à une telle hauteur qu'assis, on ne voyait plus que le monde, effaçant l'humain. Un nuage déchirait le ciel, Tom crut voir en lui un sourire sarcastique. La Nature avait décidé que Thomas Lanier Williams, homme semblable à tous ses fils et ses filles qui l'écrasent, l'oublient, la méprisent, allait payer pour ses enfants ingrats. Les hommes oublient. Thomas n'était pas un idéaliste mais s'il y avait bien une chose à laquelle il était sûr et qu'il ne voulait pas accepter : c'est que l'homme oublie. Il serra les dents. Il partait du principe qu'il ne fallait pas forcément souffrir pour comprendre. Devions-nous nous arracher le coeur pour savoir que cela nous ferait mal ?

« M’enfin, ce n’est pas un homme fort et brave comme Thomas Williams qui va avoir peur d’un petit tour de trente minutes à 135 mètres du sol quand même ? » Il se mordit la lèvre inférieure, fort. Il joignit ses mains et crocheta sa nuque, les yeux fermés, il avait laissé retomber sa tête sous son poids.
« Tu ne m’as pas dit que ce qui avait séduit ma tante, chez toi, c’était ton courage, ta persévérance, mais surtout cette faculté que tu as à aller jusqu’au bout et à dépasser tes peurs ? ».

Leurs boutades ne le faisaient même plus sourire. Ils l'agaçaient plus qu'autre chose. Sa tante. Sa femme. Il ne voulait pas entendre parler d'elle, elle n'existe plus, elle ne vit plus, elle n'est pas à New York dans ce qui avait été son appartement luxueux, qu'il avait pris pour elle parce qu'il lui plaisait à elle. Elle n'existe plus, il l'a tué de sa mémoire mais on veut la faire resurgir. Il l'a assassiné dans son coeur. Elle et sa beauté qui ne prend que de l'ampleur avec l'âge, elle et son sourire, elle et ses yeux sombres, et ses fossettes. Un simple silence de sa part poussait le rire de Tom à mourir. Il ne voulait plus être opprimé par sa personne, par son simple parfum qu'il croyait sentir parfois, au coin d'une rue. Elle est morte en lui, Ambroise n'a pas à la faire revivre. Ambroise ne sait pas. Il ne connait pas les instants horribles qu'il avait vécu. Ambroise n'est qu'un gamin, il est né dans la facilité. Croyait-il que les tensions qu'il a pu vivre avec Dakin sont de réels fardeaux ? Pensait-il que ses doutes pour Hope sont de véritables charges pour son pauvre esprit ? Son esprit jeune et vif ? Qui n'avait pas vécu la pression médiatique, personne n'avait posé de grands espoirs sur Ambroise. A part peut-être ses parents, mais ce sont des espoirs légitimes. Thomas avait vu en une nuit toute sa vie remise en doute. Une nuit horrible, tel qu'il avait préféré l'oublier. Un flash fugace l'aveugla alors qu'un cri était lancé. Il cru être revenu à la Grosse Pomme alors que des appareils aveuglaient la cible, alors qu'il fallait courir et parfois se battre pour gagner ses centimes. Il essaya de l'envoyer balader sur son siège en un coup de pied mais il le rata. La panique troublant sa vue.
Alors qu'ils discutaient d'il ne savait pas quoi, agressif, d'une voix rauque, il lui cracha à la figure :

« Tu ne sais rien de ta tante ! Absolument RIEN ! Tout comme tu sais très peu de moi, de ce qu’est vraiment le courage ou la peur. Reparle-moi d’elle et je te défenestre ! Tes cours de musique, tu peux leur dire au revoir et tu iras à cette école de commerce ! Vas ! Mais VAS ! Vas rire bêtement comme l’idiot que tu es ! Vas te moquer de celui qui ne va pas bien ! Parce que toi, petit parigot, tu penses sincèrement que tu vaux mieux que lui ? Comment peux-tu évoquer le courage en ne sachant pas même ce que cela veut dire ?! »

Il n'avait jamais parlé ainsi à son neveu. Il le regardait avec fermeté, il tremblait légèrement mais ses yeux étaient fixes. Plus aucune tendresse ni protection, telles que celles qu'il lui avait offert en un sourire avant de venir ici. Il n'aimait pas que l'on se moque de lui pendant qu'il allait mal. Habitué à être loué, il ne savait pas bien ce que c'est que d'avoir mal à sa fierté. Il l'apprenait, dans cette petite capsule. Thomas avait été connu pour ses remarques acerbes, pourtant sur les ondes, sa voix ne tranchait que les actes de ceux qui gagnaient. Car c'est ce qu'aime l'auditeur, c'est ce qu'aime le peuple : que l'on fasse tomber de son piédestal le gagnant. Les mains fines de Hope s'étaient posées sur les siennes, il ne les sentaient pas, il ne sentait que la douleur dûe au froid. Mais les voir pendant que son passé et le monde le poignardent lui faisait du bien, même s'il aurait préféré que ce soit celles de son neveu. Elle lui dit de ne pas penser à l'altitude. Il n'y pensait même plus, il ne pensait qu'à elle, son italienne...
Hope le lâcha et une autre vague de panique le saisit. Non, ne me lâchez pas. Ses yeux affolés, comme ceux d'un cheval fou, se jetèrent sur le couple près de la fenêtre. Ils préfèrent voir combien une ville est belle tant qu'on ne la voit pas ? Et bien qu'ils le fassent ! Londres n'est pas beau, Londres n'est pas une belle ville ! Ses gens ne sont pas beaux ! Ils se soulèvent au-dessus de l'autre parce que ça fait mal de voir combien ce qui est au sol peut être laid. Qu'est-ce qui est en bas ? Le perdant, le sans-domicile fixe... l'humain. Thomas avait l'impression de ne plus se sentir à sa place en haut. Il voulut pleurer. Il pensait qu'il savait voler et qu'il pourrait toujours reprendre son envol, mais il n'était en fait qu'un chien. Et la mise en conscience était rude.


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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Ven 10 Fév - 22:10

Il n’y avait aucun doute, Londres était la plus belle ville du monde pour moi. Le ciel bleu où un fin nuage flottait, la Tamise, le Palais de Westminster, le tout formait une vue parfaite. Mon amour pour la capitale britannique était sans limite. Je me réveillais dans cette ville tous les matins, je travaillais dans cette ville tous les jours, je connaissais cette ville comme si c’était moi qui l’avait bâtie et pourtant, elle ne cessait de m’étonner. Mais que serait une ville sans ses merveilleux habitants ? Eux aussi, ils m’étonnaient par leur style original, les musiques qu’ils produisaient, les nouveaux acteurs qu’on voyait à chaque coin de rue. Le cœur de Londres, c’était toutes ses personnes qui rendaient cette ville encore plus unique et vivante. Et dans cette masse de gens, il y avait des gens comme Seth et Thomas. Tous les deux aussi originaux et spéciaux que les autres habitants.

« Hope, moi aussi j’ai froid, tu veux bien me réchauffer ? » Je reconnu la voix de Seth. Il avait chuchoté cette parole à mon oreille. Je n’avais jamais remarqué à quel point sa voix était … douce. Je baissais les yeux vers mes bottes. Je souris et lui jetais un regard taquin. « Est-ce que tu serais en train de me draguer, Seth ? » Je détournais le regard de lui pour me concentrer à nouveau sur la vue. J’étais déjà montée une bonne vingtaine de fois sur l’engin et c’était la même histoire, le même enchantement à chaque fois. On approchait presque du sommet de la roue. La vue était encore plus phénoménale de là-haut.

Je me retournais et m’appuyais sur la vitre. Je coinçais mes deux mains derrière mon dos. Je regardais Thomas en repensant à ce qu’il avait dit plus tôt. Je me mordis la lèvre inférieure, je me sentais un peu coupable. Je ne l’avais jamais vu comme dans un état pareil. Il avait eu l’air tellement agressif. Ca m’avait presque effrayée. Ça ne ressemblait vraiment pas à l’homme respectable, chaleureux, drôle et élégant que j’avais pu rencontrer au cours de plusieurs sorties au cinéma. Il y avait bien de nombreux aspects de la famille Williams que je ne connaissais pas. Et peut-être valait-il mieux que je ne sache rien. J’avais voulu demander de quoi il parlait, mais cela ne me concernait en aucun cas et c’était très inapproprié pour la situation. « Tu devrais peut-être aller lui parler non ? », dis-je, m’adressant à Seth. « On y a été un peu fort, je pense … » Je ne pouvais pas lâcher Tom du regard, je me sentais tellement mal pour lui.

Notre capsule se rapprochait de plus en plus du sommet, laissant paraitre les touristes et autres personnes qui étaient au sol comme des points minuscules, presque invisibles. Soudain, la capsule s’arrêta brusquement à mi-chemin. Je faillis tomber en avant et m’accrocha à la manche de Seth. Je n’avais pas été la seule à être secouée, tous les autres touristes que comptait notre capsule, même les personnes assises et attachées. Je me demandais ce qu’il se passait. Etait-ce déjà la fin du monde ? Un peu apeurée, je saisis la main de Seth et ne la lâchais pas.

Une voix métallique retentit dans la cabine : « Un problème technique nous oblige a arrêté le London Eye. Veuillez nous en excuser. Nous reprendrons le tour dès que possible. Merci de votre compréhension. ». Le message passa en, ce que je pensais reconnaitre comme du Français et d’autres langues que je n’arrivais même à reconnaitre. Je laissais échapper un soupir de soulagement, ce n’était qu’un petit arrêt. Admirer la vue de Londres un peu plus longtemps ne me dérangeait pas du tout. Je repris place en face de la vitre et regardais les bateaux navigués sur la Tamise. Je me rendis compte que je tenais toujours la main de Seth, mais je n’avais pas vraiment envie de la lâcher.
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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Dim 12 Fév - 14:30

« Est-ce que tu serais en train de me draguer, Seth ? » le taquina Hope avant de se reconcentrer sur le paysage de la capitale Anglaise. Le jeune homme ne répondit pas. On ne répondait pas à une question rhétorique. Mais dans sa tête de nouvelles interrogations arrivaient par paquets. Tu n’as pas honte, devant ton oncle à deux doigts de l’infarctus ? Tu lui feras du mal un jour ou l’autre et tu le sais. Son pote le tatoué, il te fera la peau mon vieux. Seth secoua vivement la tête. Depuis qu’il était à Londres il n’agissait plus comme à Paris. Il était plus responsable, il avait grandi, il n’était plus ce salopard de petit garçon qui s’enfuyais comme un lâche. Tu es sûr ? Le jeune homme leva les yeux au ciel et ordonna à sa foutue conscience de se la boucler une fois pour toute. A chaque fois qu’elle se manifestait cette idiote, c’était quand il n’avait rien demandé ! Ce fut à ce moment précis que Thomas perdit patience et entreprit d’aller de pair avec le petit élan de lucidité du jeune homme. Sauf que l’oncle Williams se fit plus dur, plus cash, et il fit plus mal aussi.

« Tu ne sais rien de ta tante ! Absolument RIEN ! Tout comme tu sais très peu de moi, de ce qu’est vraiment le courage ou la peur. Reparle-moi d’elle et je te défenestre ! Tes cours de musique, tu peux leur dire au revoir et tu iras à cette école de commerce ! Vas ! Mais VAS ! Vas rire bêtement comme l’idiot que tu es ! Vas te moquer de celui qui ne va pas bien ! Parce que toi, petit parigot, tu penses sincèrement que tu vaux mieux que lui ? Comment peux-tu évoquer le courage en ne sachant pas même ce que cela veut dire ?! »

Un coup de poignard lui aurait fait le même effet. C’était donc ça se prendre la vérité en face. Le pire c’est que dans cette bulle suspendu à des dizaines de mètres dans le ciel, il n’y avait aucun moyen de se cacher. Aucun moyen de fuir, ou de tourner les talons d’un air furieux. Il n’y avait plus qu’à assumer. Ce que l’on est. Ce que l’on fait. Et ça, Seth ne savait pas. Il se mordit la lèvre, et baissa les yeux quelques secondes. Puis son cœur s’accéléra, et il décida de relever la tête, de se montrer courageux, aussi insignifiant que cela puisse paraitre, pour lui c’était déjà énorme. Ses yeux bruns affrontèrent ceux de son oncle. Le regard de ce dernier avait radicalement changé. Plus de douceur, pas une once de pitié, juste de la colère.
Paola. C’était le nom de sa tante. De son ex-tante ? Il ne savait plus trop comment la considérer. Il ne la connaissait pas plus qu’il ne connaissait Thomas avant d’emménager ici. Mais d’aussi loin qu’il se souvienne, elle et son oncle avaient toujours été ensemble, et ils avaient eu une fille : Carmen. Une très jolie jeune fille de quelques années sa cadette. L’annonce du divorce du couple, outre-Atlantique avait surprise tout le monde. Même Dakin qui était pourtant un expert en probabilité et prédictions (financières, soit). Le départ de Thomas des Etats-Unis serait donc lié à sa séparation ? C’était fort probable après tout. Il n’en parlait jamais, comment Seth aurait-il pu savoir ?
Hope chuchota quelques mots à l’oreille du jeune homme. Il n’entendit que le son sans vraiment discerner le sens des mots. Il ne lâchait pas le lien visuel qui s’était installé entre lui et le vieil homme. Par ce contact immatériel il lui disait tout. Tout ce qu’il n’aurait pas dû dire et ce qu’il ne comprenait pas. Les yeux étaient le miroir de l’âme, Thomas était un homme sensible malgré les apparences comme le prouvait son coup d’éclat, il comprendrait ce que Seth essayait de faire passer. Je ne sais rien, c’est vrai. C’est peut-être de ma faute d’essayer d’être délicat en évitant les sujets sensibles ? De toutes façon même quand je commence à les aborder tu te braques. Tu crois que je ne sais pas que c’est dur ? Peut-être que toi tu ne le réalise pas totalement non plus. En parler à quelqu’un ça aide. Oh, pas à moi non. Je ne suis qu’un gamin après tout. Mais à un ami, un psy ? Fais-toi aider, tu as passé l’âge d’avoir ce genre de réactions. Le jeune homme ne savait pas si son parent avait saisi toutes les nuances de son discours télépathique, mais le sens global, il avait saisi. Enfin, Seth l’espérais. Pour toute réponse orale, il se contenta d’un sarcastique :

« Les vitres sont en plexi, pour me def… » Il ne finit pas sa remarque acerbe. La capsule, dans un grand fracas, s’arrêta soudainement. Pour ne pas être jetée en avant Hope agrippa la manche de Seth avec l’énergie du désespoir. Le beau brun grimaça un peu, elle avait profondément enfoncé ses ongles dans le tissu. Une voix d’ordinateur aux différents accents déplorables signala dans différentes langues (que Seth arriva toutes à comprendre) qu’il y avait eu un problème technique et qu’ils resteraient là jusqu’à la fin de leurs jours. Il jeta un nouveau coup d’œil inquiet à Thomas. Le pauvre homme ne tiendrait jamais le coup sans la certitude de pouvoir descendre un jour. De sa main libre (Hope lui serrait toujours la droite et il n’avait pas vraiment envie de se détacher de la jeune femme), il fouilla dans sa sacoche et en sorti une barre chocolaté qu’il lança adroitement sur les genoux de l’homme terrorisé.

« Mange. Un peu de sucre ça ne te fera pas de mal tonton. »

Puis d’une voix joviale il demanda « Si on devait mourir ici, qu’est-ce que vous feriez en dernier ? ». Ce n’était pas bien méchant, il croisait les doigts pour que son oncle n’explose pas une seconde fois.
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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Dim 12 Fév - 17:54

« Un problème technique nous oblige a arrêté le London Eye. Veuillez nous en excuser. Nous reprendrons le tour dès que possible. Merci de votre compréhension. »

Non. Non... non ! Ils pouvaient pas faire ça ! Pourquoi aujourd'hui ?! Pourquoi maintenant ?! Quelqu'un doit savoir, quelqu'un doit savoir qu'il est là et ce quelqu'un a dû se dire que c'était mal qu'il soit là. Là à fuir l'Amérique...
Il blémit. Une peur déraisonnée dans la tête et dans le ventre. Ils allaient tomber, il le sent, il le sait, il sentait déjà le sol se dérober sous ses pieds. Il respirait bruyamment, rapidement. Tout se brouille, tout se complique. Il n'aurait pas dû venir, mais quel idiot ! Il aurait pu se douter qu'elle proposerait de monter ! Et pourquoi n'avait-il pas prit son temps dans un café en attendant qu'ils fassent leur tour en haut ?! Juste parce qu'il avait peur ! Parce qu'une vague d'angoisse l'avait saisi, discrète mais énorme et l'avait empêché de répliquer... mais quel idiot !

« Mais quel idiot... »

Son neveu le coupa et il reporta ses yeux durs sur les siens, qui s'étaient assombris. Dans ses yeux noirs se baladaient des sirènes de reproches, de surprise peut-être, de fierté blessée et de gêne face à l'étrange. Tom baissa les yeux, énervé. Il prenait conscience. D'habitude, il explosait rarement comme ça. Il avait eu des colères noires à New York, contre sa femme, l'amour qu'il lui portait le rendant déraisonnable. Dans ces instants, on aurait dit un Ambroise avec 20 ans de plus. Il avait vécu des semaines longues, terriblement longues à la grosse pomme, subissant enfin les tortures des médias et ce qu'elle peut engendrer à une famille. Il avait été nerveux si longtemps qu'aujourd'hui, bien qu'à Londres depuis des semaines, son corps en gardait quelques restes. Toutes la fatigue de ses derniers mois l'assomèrent et la tête lui tourna. Il releva la tête et des larmes commencèrent à lui monter aux yeux, beaucoup plus éreinté qu'il ne le pensait. En arrivant à Londres, la première chose qu'il avait fait, c'était de se trouver du boulot, pensant noyer tous ces soucis dans le travail. Il n'avait pas pris le congé maladie qu'il se devait de prendre. Mais en ne travaillant pas, il acceptait de ralentir et de voir. Voir tout ce qu'il ne voulait pas regarder dans les yeux. Voir l'homme que Paola avait fait de lui...
Il eut un sursaut quand quelque chose vint frapper ses genoux. Il regarda la barre chocolatée, un peu bête.

« Mange. Un peu de sucre ça ne te fera pas de mal tonton. »

Le poisson lui remonta jusqu'à la gorge, les acides gastrique lui brûlant l'oesophage au passage. Il eut un bref hoquet mais heureusement, rien ne sorti. Dans un mouvement, la barre tomba au sol et Thomas chercha à ne plus la voir, mettant sa main devant la bouche. Il avait à la fois chaud et froid, il ne savait pas comment se tenir.

« Je vais pas pouvoir... », dit-il, d'une voix étouffée.

Il se pencha et mis sa tête entre les jambes comme le conseillait de faire les médecins en cas de vertige. C'était une phobie énorme chez le journaliste, l'idée de tomber... pas forcément s'écraser, mais juste tomber... comme il était tombé à New York. Thomas n'était pas un homme fait pour planer. Et encore moins pour se retrouver bloqué à 135 mètres du sol.

« Mais M*RDE ! »

Ambroise plaisanta, en toute simplicité, histoire d'alléger l'ambiance. Thomas ne supportait plus l'idée d'être dans le même endroit que son neveu. Il voulait disparaitre, il ne voulait pas mourir mais il ne voulait pas vivre non plus. Une grosse goutte perla de son front et s'écrasa au sol. Il regarda la perle assombrir le sol.

« Si on devait mourir ici, qu’est-ce que vous feriez en dernier ? »

Je t'exploserais la tronche. C'était néanmoins une bonne question... Thomas n'y avait jamais vraiment pensé. Ce serait horrible si nous savions quand est-ce que qu'on mourra... il s'emporta un peu mais on sentait, cette fois-ci, qu'il ne cherchait pas à être méchant.

« Oh la question de m*rde ! »

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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Sam 18 Fév - 15:13

Je tenais la main de Seth comme si c’était la dernière chose à laquelle je pouvais me tenir. Je posais ma main droite qui était libre sur le biceps du brun. J’aurai bien exercé une légère pression pour découvrir le muscle qui se cachait en dessous, mais j’abandonnais cette idée, pensant que ce n’était pas vraiment le moment, je me contentais juste de m’accrocher à la matière de son manteau. Le London Eye s’était déjà immobilisé pour plusieurs minutes. Je ne savais pas ce qu’il se passait, mais c’était assez inquiétant. De toutes les fois où j’étais montée dans la roue géante – et il y en avait un paquet –, c’était bien la première fois qu’elle s’arrêtait comme ça au milieu d’un tour.

Je regardais les gens autour de nous, la plupart s’interrogeait, comme moi, sur l’origine de cet arrêt soudain, d’autres admiraient le paysage et prenaient des photos comme si de rien était, certains gamins couraient dans tous les sens ne se rendant même pas compte de la situation. Il y avait aussi, les gens qui nous regardaient comme si nous étions des fous et puis il y avait Thomas. Ca faisait un petit moment que je le fixais, il était complètement désorienté. Ses lèvres se mouvaient pour prononcer quelque chose que je ne compris même pas. Il était totalement ratatiné sur lui-même, la tête entre les genoux. Je me sentais un peu impuissante face à ce qu’il traversait et m’en voulait d’avoir proposé de faire un tour sur l’engin.

« Si on devait mourir ici, qu’est-ce que vous feriez en dernier ? », demanda Seth pour détendre un peu l’atmosphère. « Oh la question de m*rde ! » Je n’y avais jamais pensé. Je n’avais jamais pensé à la dernière chose que je ferai si je devais bientôt mourir. Surement parce que l’idée de mourir me semblait tellement absurde et lointaine, je n’avais que vingt ans après tout. Cette question difficile demandait réflexion. Dans le monde où l’on vivait, on pouvait mourir tellement facilement. Je pensais à Aaron qui, quatre ans plus tôt, avait failli mourir d’overdose. Il serait sans doute mort à l’heure qu’il était, si je ne l’avais pas trouvé juste avant. On pouvait tout aussi bien finir écraser par un ivrogne juste en traversant la rue. Ou encore en se faisant agresser dans une rue mal fréquentée. Dans quelle triste société étais-je tombée ? Nous vivions tous dans un monde de fous.

« Je crois que … Je crois que je ferai quelque chose de totalement inattendu. », finis-je par répondre d’une voix calme. Ils n’avaient surement pas compris où je voulais en venir. J'avouais que moi non plus je ne savais pas très bien où je voulais en venir, mais j'avais toujours été de nature spontanée. « Quelque chose comme … » Je lâchais la main et le bras de Seth. « Comme ça. » J’emprisonnais la tête de Seth entre mes deux mains et posais mes lèvres sur les siennes. Je me demandais ce que je foutais, mais je ne pouvais absolument pas nier le fait que j’en avais envie. Je pourrais toujours prendre la panique due à la fin du monde comme excuse. Je ne pouvais pas empêcher mon cœur de battre si fort, tellement fort que je me demandais si Seth pouvait le sentir. A cet instant, dire que je ne ressentais rien pour le beau brun serait un énorme mensonge. Je me détachais doucement de lui en souriant. Je dus me mordre la lèvre pour ne pas laisser ma béatitude trop à découvert. « Voilà, je pense que je peux mourir heureuse, maintenant. »

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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Dim 19 Fév - 14:20

    Mourir. On commence à mourir dès qu’on commence à vivre. C’était ça la philosophie de Seth, il n’y avait pas une minute à perdre. Pas un moment à bâcler, tout était si précieux. Alors, s’il devait finir sa vie dans cette nacelle, à plus de cent mètres au-dessus de la terre ferme, il n’y aurait plus rien à faire. On ne peut pas changer toute une vie quand on est prisonnier d’une bulle de plexi avec un oncle effrayé et la main d’une jeune femme s’accrochant à la sienne. Les regrets, il faut juste les effacer. Et c’est ce que Seth ferait, s’il était sûr d’y rester. Il enlèverait sa ceinture de sécurité, il se lèverait, regarderait le monde une dernière fois, et il sauterait. Il ouvrirait la porte et il sauterait. Voler est une des choses impossible qu’il s’était promis de faire un jour, d’une façon ou d’une autre. Mais il savait que les portes des bulles étaient bien sûr, verrouillée, et qu’à part dans ses rêves les plus fous il aurait le courage de se jeter dans le vide, avec pour seule compagnie, la mort à l’arrivée… Ceci dit, son risque de mort le plus probable dans l’immédiat, c’était de froid. Rester immobile était une torture, même si depuis qu’Hope lui avait pris la main, cela allait un peu mieux. Ce contact lui procurait une source de chaleur qui se propageait dans tout son corps, et surtout son cœur, le rythme cardiaque du jeune homme avait sérieusement augmenté. Mec, t’enflammes pas, elle te touche la main. Cela faisait donc si longtemps qu’il n’avait pas eu de contact avec la gente féminine ? Ou pas de contact humain du tout ? Non, il voyait des gens tout le temps, en soirée, à la fac… Et quand il faisait la bise à des filles il ne regrettait pas de ne pas pouvoir leur effleurer les lèvres ! C’était donc Hope. Seth secoua la tête histoire de se remettre les idées en place. Il n’avait jamais été vraiment amoureux, de personne. Il n’avait aucun point de comparaison sur ce qu’était, ou pas, l’amour. Et si c’était ça ? Si c’était de l’amour plus que de l’amitié qu’il ressentait pour Hope ? Il fut soudain terrorisé. La voix dans sa tête ne cessait de chantonner. Tu vas tout gâcher ! Tu vas la blesser ! Elle va te lâcher ! Mais qu’est-ce qu’elle avait cette c*nnasse à toujours se la ramener ? Ca virait à la schizophrénie ! Ne me lâche pas, ne me lâche pas… implora mentalement Seth. Il ne fallait pas lui donner raison …

    « Oh la question de m*rde ! » gémit Thomas, recroquevillé sur lui-même, la tête entre les genoux, et la barre que Seth lui avait lancé à ses pieds. Et bien ! Le pauvre homme était vraiment mal. Il suait de tous ses pores. Son front qui n’était pas complétement enfouit dans ses jambes était luisant de sueur. Une grosse goutte de transpiration roula et tomba sur le sol avec un ploc métallique. Un sac en papier ? Pour respirer ? Ou pour vomir ? Est-ce que Seth avait ça dans sa sacoche … peut être bien. Mais vu l’état dans lequel était son oncle, il l’enverrait certainement boulé. Le jeune homme laissa courir, impuissant, les remarques acerbes de son oncle. Une fois sur la terre ferme il pourrait mettre ça sur le compte de la maladie, une phobie qui menait à la démence, mais pour l’instant, il n’avait pas d’autre choix que de se la boucler pour ne pas empirer la situation. Seth poussa un long soupir, pourvu que la roue recommence bientôt à tourner, sinon les deux jeunes gens allaient se retrouver avec un infarctus sur les bras (et Seth avait séché les cours de secourisme au lycée).

    « Je crois que … Je crois que je ferai quelque chose de totalement inattendu. » Le regard du jeune homme lâcha instantanément son oncle pour se poser sur Hope. Elle aussi elle voudrait sauter dans le vide ? Seth, elle a dit inattendu, pas suicidaire. Ses yeux bleus étaient plantés dans ceux sombres de Seth. Celui-ci n’arriva pas à articuler. « Co.. comme qwa ? » murmura-t-il si bas que cela passa pour un soupir (heureusement parce que s’il l’avait dit plus fort ç’aurait été un véritable croassement, et ce n’est foncièrement … pas mieux). « Quelque chose comme … » elle lâcha sa main. Le cerveau de Seth tournait à cent à l’heure. Non, ne me lâche pas. Hope rapprocha sa tête de la sienne, son souffle chatouillant la figure du jeune homme.

    « Comme ça. »

    Elle prit le visage de Seth entre ses mains fines, et déposa un baiser sur ses lèvres. Le jeune homme était passé en mode implosion. Même sa voix intérieure était d’accord avec lui, pour une fois. Mec, mec, tu peux t’enflammer là ! – Merci bien, c*nnasse, j’ai pas besoin de ton autorisation ! Ce fut un baiser long, court à la fois, soft. Enfantin. Mais qui laissa Seth hagard. Encore plus perdu qu’auparavant. Il aurait voulu crier, il n’aurait pas pu. Demander à Hope ce que cela signifiait, il ne pouvait pas. Il n’y avait plus rien dans son esprit, plus rien autour de lui. Comme si la belle blonde et lui, Seth Williams, étaient seuls au monde. Que l’agitation, Tom qui gémissait, les touristes qui s’émerveillaient, les enfants qui chahutaient. Plop. Disparus. Si ça c’était la réalité, alors tout le reste était un rêve. Hope souriait. Seth était … il ne savait pas quelle tête il faisait exactement. Ca devait être à mi-chemin entre une expression éberluée, totalement choquée, désespérément heureuse.

    « Voilà, je pense que je peux mourir heureuse, maintenant. » conclu simplement Hope. Au même moment, la roue se remettait en marche. Les hauts parleurs grésillant annonçant que le problème technique était réglé. Seth ne savait plus si c’était vraiment une bonne chose. Tout compte fait, il aurait bien fini sa vie, perché au-dessus des nuages.

    « Je … » balbutia-t-il. Reprends-toi. Mais il n’y avait rien à dire !

    « Ce n’était vraiment pas une question de m*rde. »
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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Jeu 1 Mar - 23:44

La tête tombante toujours dans ses mains moites, Tom était affreusement calme. Pour un phobique, c'était peu commun. La peur le tétanisait sur place. Son sang semblait s'épaissir, ses muscles se raidir et sa peau perdrait de son élasticité. Ses yeux lui piquaient, son estomac se tordait et sa respiration était toujours aussi douloureuse.

« Espèce d'inconscient... », parvint-il à articuler.

Ses doigts se crispèrent. Ils étaient là ! A se becquotter pendant que lui, lui il était tout proche de la mort ! Il gémit. Il allait faire payer à ces morveux irrespectueux, à la tête vide, au dos creux et les yeux flottants !

« Je sais pas ce que je vais vous faire, mais je vais le faire et vous allez avoir mal. », s'étrangla-t-il.

Il leur lança un regard menaçant derrière sa manche mais les deux ados ne le virent pas, encore dans les bras l'un de l'autre. Il parlait plus pour lui que pour eux... il soupira, malheureux. Il avait été jeune lui aussi. Lui aussi il avait été amoureux. Est-ce que, s'il était avec une femme qu'il -admettons- aime, est-ce qu'il aurait aussi peur ? Etre amoureux c'est chiant, tellement qu'après on oublie un peu que le père est en train de crever, qu'un manère va s'effondrer et que le corps d'un vieil oncle se déglingue parce que ledit oncle est trop lucide. Il faut être fou pour ne pas voir le danger que représente ces machines. Thomas croyait trop en la vie pour la laisser filer si bêtement. Il essaye de se rassurer : des tas de touristes sont passés par ici.

« Et des tas en sont morts. », déclara-t-il sombrement.

Une turbulence bouscula la cabine et la roue se remit à bouger. On était dans la décente. Thomas recommença à respirer. Il avala sa salive et ferma les yeux en sentant sa poitrine se soulever. Dieu, quelle horreur ! Plus le sol se rapprochait, plus Tom retrouvait de sa raison. Ils y étaient presque ! Ils glissèrent lentement vers le sol. Quand le bruit métallique et sûr d'un corps se posant sur du béton résonna, Tom cru voir la vierge. Il s'élança sur la porte et sorti en courant. Il tituba après quelques mètres, le monde tournant autour de lui. Il prit de grandes bouffées d'air nouveau. Comme bébé prend sa première inspiration. Il se retourna alors vers les deux jeunes gens et il leur lança le plus assassin des regards. La bouche fermé, il se contenta de les regarder, mais ses yeux parlèrent pour lui. Il croisa ses bras sur son torse, d'un air autoritaire. Alors ? Les excuses c'est pour quand ?
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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Dim 4 Mar - 15:19

La roue s’était remise ne marche après le baiser que j’avais échangé avec Seth. C’était comme un signe. Comme si la roue ne pouvait pas redémarrer sans qu’on ne se soit embrassé. C’était totalement ridicule de penser ça, ce n’était que surement qu’un pur hasard. Pendant ce baiser, le reste du monde avait disparu, le temps s’était arrêté. C’était juste Seth et moi, personne d’autre. Je regrettais de ne pas avoir fait durer le baiser plus longtemps. J’étais bien là. J’aurai voulu rester là pour toujours. Je ne verrai sans doute plus le London Eye de la même façon. Maintenant, il représentait quelque chose de particulier pour moi. Quelque chose que je n’oublierai sans doute pas de sitôt. Ma main avait retrouvé celle de Seth. Je le regardais dans les yeux et lui souris. Même si le baiser était finit depuis plusieurs minutes, il n’y avait toujours que lui et moi. Une sorte de bulle nous isolait du reste du monde.

Quand la cabine fut au sol, la réalité reprenait le dessus. Thomas fut un des premiers à se ruer dehors. Moi, je prenais mon temps. Je n’étais pas vraiment pressée de quitter la capsule. En vérité, j’aurai préféré faire un autre tour rien qu’avec Seth, mais ce n’était surement pas possible de n’être qu’à deux dans une de ces enveloppes de verre. Ou alors, ça devait couter une vraie petite fortune.

Je regardais Thomas. Son regard me refroidit totalement, au point d’en lâcher la main de Seth. Oh la la, tonton Tom n’était pas content, pas content du tout. On pouvait presque voir les éclairs de colère sortir de ses yeux. Pas très rassurant. « C’était plutôt marrant, non ? » Je lançais le plus beau sourire que j’avais en réserve à Thomas. Il ne pouvait pas nous en vouloir indéfiniment, c’était plus une boutade qu’autre chose. Puis ce n’était pas notre faute à nous si il avait le vertige, je n’étais même pas au courant. En fait, il l’avait peut-être dit quand nous faisions la file … Je ne me rappelais plus. Tout ce que je trouvais à dire, c’était : « Allez, Tom, ce n’était pas si terrible que ça. La prochaine fois, tu choisiras ce que l’on fera, c’est promis. » Je lui fis un sourire encore plus éclatant en espérant que ça serait suffisant pour qu'il nous pardonne.

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MessageSujet: Re: PV ✿ Continuez à me faire rire   Lun 5 Mar - 13:37

    Plus la nacelle se rapprochait du sol, plus Seth redoutait le moment où il poserait pied à terre. La main de Hope était toujours dans la sienne, Tom gémissait toujours, triste spectacle… en fait, c’était comme s’il ne s’était rien passé. Le jeune homme frémit, c’était comme si dans les airs, on avait appuyé sur le bouton pause de leurs vies. Ce n’était qu’un baiser, rien d’autre, comme il pouvait en avoir des milliers, ou même plus un seul… Qu’est-ce que ça changeait dans leur relation ? Ils étaient quoi maintenant l’un pour l’autre ? Seth se mordit la lèvre, il ne savait même pas ce qu’il avait envie qu’ils soient. Tu sais qu’il y a quelqu’un d’autre, c’est pour ça. Le pianiste faillit se foutre une gifle. Il n’en pouvait plus de cette voix, elle visait toujours juste, c’était franchement agaçant. Oui, il y avait quelqu’un d’autre, le batteur de Mathias, même si les deux intéressés niaient tout en bloc, il se passait quelque chose entre Hope et Aaron. Quelque chose qui échappait à Seth mais qui était bien là. Sinon l’inimitié et l’aversion profonde que le beau brun ressentait à l’égard du tatoué n’aurait pas de raison d’être. Rien n’était jamais un hasard…
    Pendant la descente, le trajet se fit très, très calme. Si silencieux que ça en devenait pesant. Personne, ni même Tom n’osait faire de commentaire, c’était … étrange. La journée avait si bien commencée, c’était tellement bête qu’elle finisse sur une dispute, ou pire, des non-dits. Seth n’avait aucune intention de se brouiller avec son oncle, c’était de loin la dernière chose qu’il voulait, après peut être un bon hot-dog dans l’immédiat. Enfin, la capsule s’ébranla, marquant la fin du périple des trois jeunes (et moins jeune) aventuriers des airs. Seth s’attendait presque à voir son oncle pleurer de joie, quand il se détacha et s’élança avec ferveur vers l’air frais de Londres. Le beau brun échangea un regard avec Hope, ils étaient sur la même longueur d’onde : ils auraient bien voulu rester encore un peu. Malheureusement, il fallait sortir et affronter l’explosion de Tom. Seth soupira, il s’en serait bien passé ! Il laissa descendre la jolie blonde la première, et quitta à sa suite la petite bulle. Finalement ça faisait aussi du bien de remplir ses poumons d’un air pas trop pollué par les ondes vindicatives d’un tonton phobique !
    Oups, il avait peut-être parlé un peu vite. Les émanations étaient de retour, et avec encore plus de force. Cette fois-ci, leur source était en meilleure santé. Seth avait tout fait pour éviter le regard de son oncle, mais là, c’était devenu impossible. C’était comme être dans un sous-marin et essayer d’éviter un missile à tête chercheuse. Donc il n’y aurait pas d’explosion. Thomas n’était pas un volcan, il était plus intelligent que ça. Lui non plus ne sous-estimait pas le pouvoir des regards … Seth était habitué. Il baissa juste la tête, penaud. Hope quand à elle fut beaucoup plus décontenancée, elle lâcha instantanément la main du pianiste faillit émettre un petit gémissement de mécontentement. Heureusement, il s'abstenu. Non, ne parle pas… ne dis rien…

    « C’était plutôt marrant, non ? » Comme excuses, il y avait mieux … la pauvre petite s’enfonçait là. Seth leva les yeux au ciel, presque suppliant. Allez, rattrape-toi maintenant …

    « Allez, Tom, ce n’était pas si terrible que ça. La prochaine fois, tu choisiras ce que l’on fera, c’est promis. » Moui. Bon, c’était pas génial, mais on s’en accommoderait, surtout que la belle blonde avait assorti ça d’un de ses sourires les plus éclatants. Pas sûr que ça marche avec Tom, il n’était pas né de la dernière pluie, mais avec Seth ça avait parfaitement fonctionné. Son rythme cardiaque avait très très légèrement accéléré …

    « Pour ma défense, ce n’était pas mon idée … » Lui aussi il repasserait, il attendait le coup de coude de Hope heurter ses côtes. « Mais je suis désolé… allez, si vous voulez on va boire un starbuck ? » Il n’avait pas très envie d’aller au café, aussi délicieuses soient les boissons servies. Il regarda sa montre, il était déjà presque dix-huit heures et la nuit était tombée. « Non, oubliez ce que j’ai dit, je suis vraiment désolé, mais demain j’ai … les mots eurent du mal à sortir de sa bouche, des examens blanc. Je pense qu’on a tous besoin de se reposer, surtout toi, Tonton. Et toi Hope, je n’ai pas envie qu’il t’arrive quelque chose maintenant qu’il fait nuit, je vais vous appeler un taxi, moi, je file ! »

    Il hésita, et finit par embrasser Hope sur la joue. P*tain, quel abruti Williams ! T’es à la primaire ou quoi ? Il pesta contre lui-même, oui, c’était vraiment minable … Il fit une petite tape sur l’épaule de son oncle avant de prendre la fuite le plus vite possible, les mains dans les poches, en direction de la station de taxi à quelques mètres de là.

    Une fois un peu éloigné de Hope et de Tom, le jeune homme se permit un léger sourire. Même si la sortie ne s’était pas déroulée comme il l’aurait souhaité, il sentait que quelque chose dans sa vie était en train de changer, et ça ne pouvait pas lui faire plus plaisir.

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