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 [pv] Seule avec sa couronne sur le pavé.

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MessageSujet: [pv] Seule avec sa couronne sur le pavé.   Ven 23 Mar - 14:04

Juste en face de la discothèque se trouvait le bar El Paso. C'était là où se retrouvaient tous les amateurs du billard, comme notre ami unijambiste, Le Pharaon. C'était à l'El Paso que je l'avais rencontré. Je rattachais désormais toujours cet homme à ce bar. Je l'y voyais passer ses journées, je ne savais même pas comment il les gagnait. Le billard, certainement. Personne ne savait comment il s'appelait vraiment, je crois aussi que tout le monde s'en fiche. Et moi aussi. Il venait vers nous, avec ses deux béquilles, tout sourire. Il avait toujours cette chemise à carreaux rouges et noirs boutonnée jusqu'en haut, son pantalon très serré gris retenu par ses bretelles sombres. Le Pharaon était très mince, et comme son nom l'indique, il venait d'Egypte. Dans un petit patelin au bord du Nil. Il était beau Le Pharaon. Il avait quarante ans passés, mais ses boucles noires, ses fossettes, son regard brillant et ses rides aux coins des yeux le rendaient toujours aussi charmant, voire même plus. Je ne l'ai jamais vu perdre aucune de ses parties de billard. Même avec une seule jambe (je ne savais d'ailleurs pas comment il avait perdu l'autre, mais je n'étais pas assez indiscret pour demander) il restait imbattable.

Il s'installa, me piqua une cigarette, embrassa Marlène et salua Nantas d'une bourrade. Nous avions pour habitude, à chaque fois que nous nous voyions, de s'exclamer avec le plus grand des enthousiasme : « GEORGES ! » Cette habitude datait tant qu'on avait sûrement tous les deux oublié son origine.
On prend des cocktails, on fume, on rit, on râle, on parle. Je retrouvais Marlène, Nantas et Le Pharaon tous les vendredi soir. La première était une collègue du Guadeloupe. Elle était assez importante, anatomiquement parlant mais adorable avec ses lunettes, ses nattes et son rouge à lèvre. C'était la plus extravertie. Je ne connaissais qu'une seule autre femme avec un caractère aussi explosif. Avant de rencontrer Pebble, je pensais que cette joie de vivre caractéristique chez Marlène était unique. Nantas, lui, était aussi un de mes collègues. Il était silencieux, il ne disait rien. C'est un homme fort timide et étrangement, peu sensible. Mais il avait un sourire doux et il savait rire. J'ai récemment appris qu'il allait bientôt être papa.
Et puis il y avait Le Pharaon. Il était, Marlène, celui qui parlait le plus fort. Mais contrairement à moi, eux, ils ne savaient pas parler. Mais je les aime. Quand je m'apprête à parler, moi, le silence se fait et on m'écoute. Encore plus si c'est inepte.

Et donc, j'étais là, à fumer mon cigare en les regardant s'insurger face à la crise et autres déboires du monde. Pendant ce temps-là, une vague de jeunes sortit du dancing d'en face. Ils riaient fort, criaient. Marlène grogna. Elle appréciait peu de voir la jeunesse se dévergonder autant. Elle n'avait pas été habituée à tout cela, Marlène. Le Pharaon la contre-attaquait à chaque fois sur ce sujet et chaque vendredi soir, c'était la même rengaine : ils sont jeunes ! Qu'ils en profitent ! Qu'ils s'amusent ! Que peut-il leur arriver ?
Ils étaient tous les deux butés, enfermés dans leur point de vue. Ils ne voulaient pas tenter de voir les choses avec les yeux de l'autre. Personnellement, je n'étais ni pour ni contre, bien que... quand je vois l'état misérable de mon neveu Ambroise après une soirée, je pleurerais bien. Et bien pire durant la soirée. Je me demandais intimement à quel âge Le Pharaon avait perdu sa jambe. Peut-être assez tôt pour que l'envie d'aller en boite persiste, et alors son handicap l'en aurait empêché, l'obligeant à rester frustré. Les boites de nuit exerçaient une force impressionnante sur les jeunes.

Nantas et moi, nous en vîmes justement une en sortir. Les jeunes londoniennes pouvaient tout se permettre. Peu importe, elles ne passeront pas pour des catins et garderont une certaine classe. Mais, tout était dans la démarche et l'allure bien sûr. Sauf que les londonienne savaient comment il fallait marcher naturellement, c'est de naissance. Une caractéristique nationale. Celle qui sortait était ce qui semblerait être une anglaise de pure souche. La foulée agile et longue, des jambes interminables et le balancement de hanches qu'il fallait. Je souris en voyant Nantas l'analyser avec précision. Et dire qu'il allait bientôt père. Mais je le connais, il n'est pas méchant, au contraire. C'est un compagnon fidèle. Et puis ce n'est qu'un homme.

Cette jeune brune alors, tituba sur ses grands talons. Elle manqua de tomber mais elle se rattrappa de justesse. Un peu désolés face au déclin, Nantas et moi nous nous regardâmes. Il fallait peut-être l'aider... mais c'était impossible de demander au Pharaon, avec son unique jambe. Marlène, elle, la mépriserait et Nantas était bien trop timide pour oser s'approcher d'une jeune fille bourrée. Je me levais en soupirant, me ralluma un cigare pour la route avant d'écraser l'ancien dans le cendrier et partir vers la pauvre. Elle s'était appuyée contre le mur, son joli corps cambré contre la pierre sombre. Elle semblait désarticulée, un pantin aux longs bras aux fils coupés. J'étais tout près, je n'osais pas trop m'approcher, de peur qu'elle ne tombe. Elle se crispa alors, comme si éclat fugace de douleur lui déchirait le ventre. Sur le pavé, elle rendit tout l'alcool qu'elle avait ingurgité. Je me reculais un peu, légèrement dégouté. C'était triste. Je posais ma grosse main sur son épaule frêle. Les épaules et les clavicules ont toujours été très beaux chez une femme, je trouve. Il y avait quelque chose d'à la fois innocent et sensuel. Mais ce n'était pas les épaules et les clavicules de cette femme-ci qui m'intéressaient. Je sentais dans mon dos, les regards silencieux de mes amis qui nous regardaient, le souffle suspendu.

« Est-ce que ça va aller, mademoiselle ? Vous voulez de l'aide ? »
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MessageSujet: Re: [pv] Seule avec sa couronne sur le pavé.   Dim 1 Avr - 10:54

    Encore une soirée dans une discothèque et je finis aux urgences... Ce soir là, je ne mettais pas limitée sur l'alcool. Pour évacuer les souvenirs, je n'ai trouvé que ce moyen pour l'instant. Il faut dire que niveau renseignement, je ne me suis pas plus cassé la tête que ça. Le temps passait vite mais seul c'était un peu plus long. Mes amis m'avaient accompagné mais la plus part c'était trouvé quelqu'un ; soit ils dansaient, soit ils buvaient dans un coin. Je ne vais pas dire que ce sont des gens très net mais on peut passer des bon moments. Il y a une fille que j'apprécie particulièrement, Katic. Elle au moins, elle me comprend qu'elle que soit moi état. Même si je suis saoul et que je bafouille, elle sait ce que j'essaye de lui dire. Moi aussi je la comprenait. On passait pas mal de soirées ensemble pour parler de tout et de n'importe quoi. La rencontre ? Une autre amie la connaissait, on c'est donné rendez-vous au bar dans face et j'ai discuté. Puis on s'est connu, on s'est apprécier jusqu'à devenir inséparable. L'autre jeune fille nous n'avons plus entendu parler. Ses parents ont dû déménager assez loin et malheureusement, elle ne nous donne plus de nouvelles.

    Bref, aujourd'hui ce n'est pas un jour comme les autres. Je suis saoul, presque à vomir, j'habite un peu loin et... j'ai personne pour me ramener. Je suis venu à pied mais même si j'avais une voiture, les flics m'auraient flanqué une amende. Donc voilà, je suis un cas désespéré. L’hôtel n'est pas très loin mais, je peux à peine me tenir sur mes deux pieds. En quelques sortes, je ne pourrais jamais l'atteindre seule. Il me reste plus qu'à attendre. Dans la boîte, une table est libre. J'en profite donc pour m'assoir histoire de regarder mes "compagnons" s’éclater. Ça, je sens que ça va mal finir. Katic n'était pas venue. Elle avait eu un empêchement et donc, m'avait laissé seule avec ces gens là. A demi saoul et même, con je dirais. La musique ne cessait de bourdonner dans ma tête qui tournait... Tournait... A n'en plus finir. J'avais envie de prendre l'air mais l'idée qu'il fallait que je me lève m'empêcha de sortir. Alors je resta là, pendant une bonne 20 de minutes, qui me paressait être des heures. Un barman arriva et me demanda si je désirais quelque chose.
    « Un verre d'eau fera l'affaire s'il vous plait. »
    Hum... Et alors ? Je n'ai pas droit d'en prendre un. Celui ci me regarda d'un drôle d'air. Dans qu'elle monde on vit ? Tout ça par-ce qu'il avait l'habitude des demande d'alcool. A croire que personne ne fait de pause. Une fois qu'il l’amena, je le bus d'un trait et le remercia. Là, ma tête tourna encore plus. Était-ce une mauvaise idée ? Je me sentais légère mais lourde dans ma tête.

    Je ne pus supporter plus longtemps cette endroit et alors, à deux mains, je décida de sortir pour aller à l'hôtel. Mes premiers pas fut une grande galère. J'avais l’impression d'avoir 1 ans et que ma mère me tenait les mains pour me faire avancer. Plusieurs fois, je devais m'arrêter pour m'accouder au mur. Ralala, qu'est-ce que c'est dur d'être ivre ! Arrivé dehors, il y avait un petit muret qui me servi d’accoudoir. De l'autre côté de la rue, il y avait un bar. A une table, trois personnes elles, senne m'observaient. Un homme me regardait avec pitié. Je tournas la têt, regarda l'entré de la boîte et fis encore quelques pas avant de me rendre compte que cela ne servait à rien car enfaite, je marchais sur place. Celui qui m'avait regarder quelques secondes avant arriva pour m'apporter son aide. Dès qu'il fut là, je ne pus m'empêcher de vomir par dessus le muret. Et voilà l'alcool qui se déversait ! Il me demanda si j'avais besoin d'aide.
    « Je, je voudrais bien. Mais je ne... veux pas vous »
    Allez encore un petit cracha d'alcool et je finis par terre.
    « dérangez. Pard.. pardon. »
    Mais ! J'arrivais à peine à parler et lui, me regardait désespérément en me tenant le bras. Je dois vraiment passer pour une idiote dans c'est moment là.
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MessageSujet: Re: [pv] Seule avec sa couronne sur le pavé.   Sam 2 Juin - 9:44

Je up, je supprimerais mon message dès que tu auras répondu ! ^^
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MessageSujet: Re: [pv] Seule avec sa couronne sur le pavé.   

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[pv] Seule avec sa couronne sur le pavé.

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