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 LUKE&ELEANOR ϟ « the truth is a terrible thing, don't you think? »

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MessageSujet: LUKE&ELEANOR ϟ « the truth is a terrible thing, don't you think? »   Mar 3 Avr - 21:13



Je me cherche. Je cherche à savoir qui je suis. Ca veut dire quoi « savoir qui je suis », concrètement ? Est-ce que ça se résume juste à l’identité d’une personne ? Parce que même sur ce plan-là, je ne suis pas vraiment sûr de savoir qui je suis. Et si c’était plus que ça ? Comme par exemple, l’identité de l’intérieur, le caractère d’une personne. Ça ne m’avance pas beaucoup non plus, en vérité. Je ne sais pas si j’ai toujours les mêmes réactions qu’avant. Je suis peut-être totalement différent. De toute façon, ce n’était pas comme si j’avais quelqu’un pour me dire comment j’étais, me guider dans cette quête d’identité. Peut-être que je ne suis plus. Je suis un nouveau moi, l’ancien n’existe plus. Je réfléchis trop. Ou justement, peut-être pas assez.

Je marche. J’ai marché toute la journée. J’ai cherché ce bar, ou peu importe ce que c’est, et j’ai marché, toute la journée, sans réellement savoir où j’allais. Je ne peux pas rester à l’appartement sans rien faire, faut que je me trouve un boulot, que je découvre ce que je fous vraiment à Londres. Quel dingue. Pourquoi est-ce que je suis venu déjà ? Ah, oui, pour un stupide tableau que j’ai peint. Comme si ça allait m’aider. Ok, j’ai peint un endroit de Londres et puis, ça me mène où maintenant ? Ça fait deux semaines que j’habite à Londres et je n’ai toujours rien découvert de nouveau sur moi. Est-ce que j’allais découvrir quelque chose au moins ? Je commence sérieusement à perdre espoir. Cette ville n’a sans doute rien à m’offrir. Je suis tellement perdu dans mes pensées que je viens à peine de me rendre compte qu’il pleut. Et que je suis dans un parc. Les quelques éclaircies que le pays a connu se sont vite barrées pour laisser place à la légendaire pluie. J’aime bien la pluie, c’est … apaisant. Je m’installe sur un banc, sous un arbre. Je m’en fous d’être mouillé, j’ai terriblement besoin de me poser et de … réfléchir. Encore.

Je ne sais pas ce que je vais faire. Je ne sais pas ce que je vais devenir. Je ne sais rien. Rien sur le futur. Et encore moins sur le passé. Perdu est le mot qui me qualifie le mieux, dans tous les domaines. Mon regard se perd dans le paysage. Je ne distingue plus l’herbe bien verte, ni le lac sur lequel chaque petite goutte de pluie s’abat sauvagement, ni rien d’autre. Je ne vois pas, mon esprit est ailleurs. Mon esprit vagabonde toujours, toujours à la recherche de réponses que je n’ai pas et n’aurai certainement jamais. Je laisse aller ma tête en arrière et regarde le ciel, d’un blanc terne, à travers les branches de l’arbre sous lequel je suis assis où quelques feuilles commencent à pousser. La couleur du ciel me rappelle le plafond de la maison de Chuck, la seule personne qui, au fond, constitue ma famille. Je n’ai qu’elle et j’ai décidé de partir. De partir pour du vent.

Du vent. Voilà pourquoi j’ai quitté la seule famille que j’avais. Je me sens minable, vraiment minable. Il me faut quelque chose, un signe qui me montre que je ne suis pas venu pour rien. Mes peintures ne m’apprennent rien, mes balades ne me font pas redécouvrir des lieux que je connaissais déjà et personne dans la rue ne me reconnait. Je suis seul dans une grande ville, sans savoir où chercher. Un signe, juste un tout petit signe. Quelque chose qui m’aide. Quelque chose qui m’avance, p*tain. Un truc, peu importe quoi, un truc. Je demande pas la lune, je veux juste savoir qui je suis, savoir d’où je viens, avoir un passé pour pouvoir penser au futur parce que pour le moment, mon présent ne se résume qu’en un mot : rien.

Je me frotte le visage avec mes mains. J’en peux plus. Je suis à bout. Je me redresse. Qu’est-ce que je vais faire maintenant ? Me promener jusqu’à ce que je connaisse mieux la ville que mon passé ? Je fixe le lac, les petits canards que la pluie n’a pas l’air de déranger. Ils ont l’air tellement simplet, sans soucis. J’ai envie d’être un canard, le pied que ça doit être ! Les passants te balancent des bouts de pain et tout ce que t’as à faire c’est de tourner en rond sur le lac, lancer quelques « coin, coin » pour faire plaisir aux enfants et c’est tout. Je souris, mes réflexions débiles me font rire.

Je dois être trempé, tant pis. Je devrais rentrer, mais je n’ai pas envie. Je sais que mes deux adorables colocataires doivent m’attendre, mais je n’ai pas envie de les voir, pas maintenant, je n’ai pas envie de leur parler et de leur dire que je m’en vais déjà. Oui, ma décision est prise. Londres ne veut pas de moi, je ne compte pas m’imposer. Je repars. Où ? Je ne sais pas encore, pas à Brentwood en tout cas. Je ne peux pas retourner voir Chuck en lui disant que je n’ai rien trouvé, que je suis un minable et que je suis seul au monde. Non, je veux toujours découvrir qui je suis. Je pense juste que la réponse que je cherche n’est pas à Londres. Ca fait deux semaines que je tourne en rond et je n’ai pas vraiment envie de tourner dans la ville toute ma vie, surtout si ça ne m’apporte rien de bon.

Sauf peut-être Hermia qui est … adorable. Cette pensée m’arrache un petit sourire. Je me demande ce que j’aurai fait sans elle. Elle, à qui je peux parler ouvertement, je lui ai expliqué mon histoire, sans qu’elle ne puisse réellement m’aider, elle ne m’a jamais vu auparavant. Il y a Berthe aussi, créature étrange et tellement drôle à observer. Parfois, elle semble encore plus perdue que moi. Ou alors elle est juste assez lente au niveau de ses réactions. Il faut absolument que je la peigne un jour. Que je les peigne. Je me suis attaché à elles, même si je n’aurai peut-être pas dû. Maintenant, c’est trop tard, on fait partie du même écosystème et le briser serait une grosse erreur.
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MessageSujet: Re: LUKE&ELEANOR ϟ « the truth is a terrible thing, don't you think? »   Dim 8 Avr - 0:32




    Je m’étais réveillée à six heures. Mon café entre les mains, je n’avais aucune idée de combien de temps j’étais là, assise dans la cuisine, le regard dans le vide. Je n’avais pas rêvé de Tim cette nuit, qu’il était revenu ou qu’on retrouvait son corps. J’avais revécu cette soirée. Celle où j’avais appris que sa voiture avait explosée et que je ne le reverrai plus. J’avais revécu chaque petit instant, chaque détail, chaque larmes qui avaient glissées sur mes joues. Je m’étais réveillée en tremblant. Me retournant plusieurs fois dans mon lit, je n’avais trouvée aucune solution pour me concentrer sur autre chose. Je ne me sentais pas bien et je n’arrivai apparemment pas à me rendormir.

    Flashback.


    Je venais d’arriver chez Maysilee et j’attendais devant la porte d’entrée. Elle ouvra lentement la porte. « Il faut que tu m’aide. » Je lui avais rapidement expliqué que Tim était complètement saoul, qu’il venait de rompre avec moi, qu’il fallait le chercher et qu’elle seule pouvait le raisonner. Le temps de prendre les clés et d’ouvrir la porte, son téléphone sonna. « Oui, c’est moi. Oui, c’est mon frère. » La boule qui me serrait la gorge trahissait une angoisse que je m’efforçais de contenir. Il était arrivé un malheur. J’en étais sûre. J’entendais sa respiration se faire de plus en plus rapide et sa voix de plus en plus faible. Le cœur serré, je vis la gorge de Maysilee se contracter, un éclair de colère traverser ses yeux, puis une profonde tristesse assombrir peu à peu son visage au fur et à mesure qu’elle parlait au téléphone. Elle raccrocha et se retourna vers moi les yeux remplient de larmes. « Elea, c’est…Tim. Ont a retrouvés sa voiture en feu et ils estiment que son corps est… »

    Elle n’a pas eu le temps de finir sa phrase que j’enfouis ma tête entre mes mains, je sentis mes jambes fléchir et se faire de plus en plus lourdes. Mon cœur battait tellement fort que je le sentais à travers ma robe. « Non. Non, non, non.» Ca ne pouvait pas être arrivé, pas lui. Je vis sa jumelle fondre en larmes en même temps que moi. Je tremblais tellement fort que mes clés s’effondrèrent sur le sol. Je sanglotai jusqu’à avoir l’impression qu’il ne restait pas une seule larme dans tout mon corps. Vidée, je me laissais tomber par terre, le dos contre le mur. Ils n’avaient pas retrouvés son corps, ils estimaient seulement, rien n’était prouvé, il n’était peut être pas…mort. Il reviendra sûrement. Des suppositions, de simples hypothèses, c’est tout ce que à quoi je pouvais m’accrocher.

    Fin du Flashback.

    Exténuée, je me levai, finis mon verre et attrapai mon téléphone. Neuf heures. J’avais passée trois heures à ne rien faire, mes réflexions ne me menaient à rien et je me sentais inutile. Une fois de plus. Il fallait que je me change les idées. Il ne pleuvait pas et il semblait faire beau ce matin. J’enfilai rapidement mon t-shirt bleu, ma veste et mon pantalon noir et mes chaussures de sport. J’attachai mes cheveux en queue de cheval et me maquillai que très légèrement. Mon Ipod dans les mains je sortis de la maison.

    Arrivée à l’avenue de Mall, je décidais de courir jusqu’au St James Park, savourant la douceur de l’air après la longue période de froid humide. Le printemps s’emblait s’annoncer. Les buissons semblaient déjà plus verts, plus épanouis, prêts à pousser et à se développer. Je pensai à tellement de choses en même temps que je ne sentais déjà plus la fatigue. La musique dans mes oreilles me faisait aller plus vite mais atténuer toutes mes pensées.

    Je commençais à peine à entrevoir les arbres du parc que des gouttes se mirent à tomber sur mes épaules. La pluie. Je me disais bien que ce beau temps ne durera pas longtemps. Les londoniens, apparemment mécontents sortir leur parapluies, se mirent à l’abri dans des magasins ou dans des voitures. La pluie avait changé une partie de la terre en boue. Je continuai mon jogging sur un trottoir, déjà toute trempée. La pluie ne m’avait jamais vraiment dérangée. Les gouttes sur ma peau me firent frissonner et je me rendis compte que le parc était devant moi. J’allais le dépasser pour rentrer chez moi quand un garçon sur un banc retint bizarrement mon attention.

    Sa silhouette me paraissait étrangement familière. Il était comme un fantôme parmi la population londonienne. Je ne le voyais que de dos mais il fallait que je le voie de face. J’en avais besoin. Je m’approchai d’une voiture et ôtai mes écouteurs. Deux pas suffirent pour entrevoir sa tête. C’était…Tim. Une boule se forma dans mon estomac. Je fermai mes yeux et respirai, une technique que j’avais appris en cours de yoga, je devais commencer à délirer, c’était une hallucination. Ca ne pouvait pas être vrai, mais il était encore là quand j’ouvris les yeux.

    Je m’avançai vers lui. Il avait l’air perdu, comme moi, là, maintenant. Ca ne pouvait pas être lui. Tim était…mort, même si je n’y avais jamais vraiment cru, mais avec le temps j’avais finit par me faire à l’idée qu’il ne reviendrait pas. Si c’était lui, où était-il ? Pourquoi n’avait-t-il prévenu personne ? Pourquoi était-t-il partit ? Comment ça voiture a explosé ? Que c’est-il vraiment passé ce soir là ? Des questions auxquelles je n’avais jamais vraiment eu de réponses. Mais était-ce vraiment lui ? Je pivotai la tête. La vue du tatouage sur son cou me fit tressaillir. C’était lui, j’en étais sûre. J’hésitai une seconde puis m’avançai « Tim ? » .
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MessageSujet: Re: LUKE&ELEANOR ϟ « the truth is a terrible thing, don't you think? »   Dim 15 Avr - 14:52

Si je pars réellement, est-ce que je leur manquerai, à Berthe et Hermia ? C’est les deux seules personnes que je connaisse vraiment dans cette énorme ville. Je ne sais pas très bien ce que je peux faire de plus ici. Je parcours les différents quartiers depuis deux semaines en essayant de me remémorer un petit détail, mais rien ne me vient. Les gens de la rue ne me reconnaissent pas. Je pense toujours la même chose, mais en même temps, je n’ai rien d’autre à quoi penser, pas de sujet sur lequel je dois m’inquiéter, pas d’histoire d’amour, pas de famille, pas de boulot, rien. Je ne me sens pas malheureux pourtant, juste déboussolé. Ca fait quand même six mois que je galère à trouver. A trouver quoi d’ailleurs ? Pourquoi je me cherche autant ? Je n’ai qu’à vivre une toute nouvelle vie avec les opportunités qui s’offrent à moi. Sauf que les opportunités, elles sont bien maigres.

Et si ma nouvelle vie est celle-ci ? Vivre avec Hermia et Berthe, peindre jour et nuit sans me soucier d’un quelconque lendemain. Ca sonne bien. Ne plus m’inquiéter du passé mais me concentrer sur mon futur. L’idée et tentante, mais je me connais trop bien (ou du moins, je crois me connaître) et je ne pourrais jamais avancer sans savoir d’où je viens, c’est bien au-dessus de mes capacités tout ça. Je fixe les canards. Ils font des allers-retours sur la mare, sans s’arrêter. La vie d’un canard m’attire de plus en plus. J’aurai peut-être dû aller à l’hôpital pour finir ? Peut-être que quelqu’un aurait pu me renseigner. L’hôpital sera mon prochain arrêt. Si j’habitais Londres avant, il devrait y avoir un dossier sur moi quelque part. Et puis Caca, je suis pas tombé à Brentwood comme ça déjà âgé de 21 ans. Quelqu’un doit forcément savoir qui je suis.

Je ne sais pas comment réagir face à cette histoire. J’ai une terrible envie de retrouver mes origines et la seconde d’après, je me dis que je n’y arriverai jamais. Et ça dure de puis six mois. J’en peux plus. Je compte vraiment lâcher l’affaire, je pense. Je compte juste vivre. Simplement vivre. Il faut que j’arrête de me prendre la tête. Si j’avais des renseignements, tant mieux, sinon et bien tant pis, la vie continue après tout. Je suis tellement indécis, je change d’avis sur la situation toutes les deux minutes. En général, c’est à ce moment-là que je me dis que retrouver qui je suis est bien plus qu’une simple envie, c’est un besoin que j’ai le devoir d’assouvir. Autrement, je risque de stagner sur la question « Dois-je vivre ma vie ou rechercher l’ancienne ? » pour le reste de ma pauvre existence.

Je couvre mon visage de mes mains. Je ne vois plus rien, que du noir. Je ferme les yeux. En vérité, le noir, le vide est toujours ce que je vois, même quand j’ai les yeux ouverts. Je ne vois pas clair et tant que je ne me retrouverai pas, je ne verrai pas clair. Je suis dans une pièce en fait, une pièce où la lumière est éteinte et je cherche à tâtons l’interrupteur sans y parvenir comme si … Comme si il n’existait pas d’interrupteur. Oui, voilà, j’ai l’impression d’être seul dans cette pièce plongée dans le noir. La question est : Reverrai-je un jour la lumière du jour ?

J’écarte mes mains et rouvre les yeux. Je les regarde. J’ai des tatouages partout sur les doigts. Je me demande ce qu’ils signifient. J’ai des marques à l’encre partout sur le corps, j’en ai souvent peint et fait des autoportraits des parties de mon anatomie ornées d’un dessin ou d’un texte. Mes préférés sont sans doute le Cowobunga que j’ai sur le cou du côté droit et le visage de Bart et de Lisa Simpson mélangé que j’ai sur le bras gauche. J’ai regardé un épisode des Simpsons, il y a quelques jours, je me suis rendu compte que ça me fait, apparemment, toujours aussi rire qu’avant. Je devais vraiment aimer les Simpsons pour me les faire tatouer.

« Tim ? » Une voix féminine. Elle me semble familière. Je tourne la tête. Une fille en jogging. La pluie n’a pas l’air de la déranger pour aller faire son petit tour du quartier. Elle est brune avec les yeux marron. Elle ne me dit rien, elle a du faire erreur. Je retourne vers les petits canards. Puis, je ne m’appelle pas Tim, moi c’est Luke. C’est bien la seule chose que je sais sur moi.
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