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 You get taken for a fool all the time ▬ PV Pebble

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MessageSujet: You get taken for a fool all the time ▬ PV Pebble   Mer 11 Avr - 16:46

La porte claquée avait fait trembler tout le décor. Si cette garce d’Emily Prescott m’avait foutu en l’air ma scène, j’aurais juré jusqu’à la fin de mes jours de lui faire la peau. Cette fille était vraiment une plaie : naïve, collante, et aussi une très mauvaise comédienne pas foutue de faire une femme de ménage correcte ! Comment ça ce n’était pas digne d’elle ? D’interpréter le second rôle de mon projet de fin d’étude ? Elle avait fumé quoi Prescott ? C’est bon, elle avait été citée dans un de ces blogs minables où on ne parle que d’artiste médiocre tout juste bon à ramasser mes bouteilles d’eau gazeuses vides, et voilà qu’elle chopait un égo gros comme le ventre du père Williams ? Non mais sérieusement. Elle aurait plutôt du me remercier, j’avais été franc avec elle, je lui avais dit, les yeux dans les yeux, que son jeu n’avait aucune valeur, qu’il n’arriverait même pas à émouvoir une adolescente déjà en larme d’avoir vu Justin ou je ne sais pas quel chanteur en couche culotte, et aussi, qu’elle devrait se refaire faire les seins. Mais non ! Madame n’aime pas l’honnêteté, elle préfère se faire descendre gentiment par des metteurs en scène ou réalisateurs renommés qui lui diront exactement la même chose que moi : next chérie. Mais est-ce qu’elle oserait parler comme ça à un J Cameron ? Non. Certainement pas. Elle ne leur hurlerait pas dans un excès de rage plein de postillons : « Vas-te faire foutre espèce de petit branleur de mes deux, comment tu peux encore te regarder dans la glace le soir en prétendant être un être humain ? Et en plus tu peux redescendre de ton piédestal, toutes les filles du campus savent qu’elle est petite ! ». Je peux également vous assurer, que si cette mégère a réussi à semer le doute dans vos petits esprits naïfs et confus, tout ce discours est un ramassis de connerie, du début, et surtout à la fin. Bref, le fait était que sans Prescott pour me donner la réplique, je me retrouvais seul sur le projet, et même si j’avoue que l’idée m’a effleuré de m’attribuer les deux rôles pour ne pas avoir à reposer sur quelqu’un pour ma note finale, il m’aurait été assez compliqué d’interpréter une femme même avec la meilleure perruque du monde, mon taux de testostérone ayant été estimé bien plus élevé que la moyenne.
Donc, après cet incident qui fut plus une perte de temps qu’autre chose, je me vis obligé de gaspiller encore un peu plus de mon énergie et de partir en quête d’une actrice pour remplacer la diva d’Entrevues. C’allait être une chose simple, je doutais vraiment que dans cette ville, il existât jamais une pire actrice. C’est ainsi que réduit à poster une petite annonce sur le mur facebook de la fac, je commençais les auditions pour caster la parfaite femme de ménage. Je dois avouer que, pour le coup, je ne fus pas très exigeant. Les candidates n’avait qu’à sangloter avec un accent espagnol tout en dansant sur une chanson de Cascada. Tout ça avec, bien sûr, un sac à dos de dix kilos sur le dos. Un acteur, à mon sens, n’était bon que s’il arrivait à faire transmettre ses émotions en toute situation. Un acteur était un homme, ou une femme d’action, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il y ait une tornade, un tsunami, si le tournage avait lieu en extérieur, il avait obligation de s’y rendre quand même. Un acteur devait être engagé pour son art. Il devait vivre pour son art. Et il mourrait dans son art également.
Sans grande surprise, toutes les candidates échouèrent lamentablement à m’émouvoir. Enfin, ce n’est vraiment pas étonnant, je n’ai jamais pleuré de ma vie. Même quand j’étais un nourrisson, et que toutes les sages-femmes étaient toutes gâteuses dès qu’elles posaient leurs yeux sur moi, je ne versais pas une larme. Je me contentais de m’égosiller à m’en péter les poumons, et mes joues restaient sèches. On pourrait penser ça handicapant pour interprété un rôle, mais détrompez-vous, quand je dis que je n’ai jamais pleuré … j’ai déjà versé des larmes… intentionnellement. Notamment ce fameux jour où pour faire accuser Raphaël je m’étais littéralement déshydraté, j’avais neuf ans.
Mais nous nous éloignons, j’étais en train de dire qu’aucune candidates ne s’était révélée être à la hauteur. J’ai donc choisi la moins pitoyable. Elle s’appelait Pebble Haguerty, blonde, la quarantaine, ancienne actrice ratée, sans doute tellement fauchée que même un projet étudiant (soit-il mien), la sauvait d’une existence de misère et lui payait un ou deux repas de plus.

Nous voilà donc, tous les deux, dans cette cuisine parfaitement reconstituée. Elle a enfilé son tablier, il met en valeur ses courbes assez appréciables (ça change de Prescott la planche à pain), et elle tient une poêle à frire dans la main. Moi, je m’évertue à lui expliquer ce qu’elle doit faire. C’est dans ces moments-là que je regrette d’avoir choisi une blonde …
« Ok. T’es dans cette cuisine. Oui, ce four, ces étagères, c’est une cuisine. Mais une fausse. Tu comprends ? Une fausse cuisine qui fait très vraie, ne soit pas perturbée. » Je pris une grande inspiration pour ne pas hausser la voix, je n’avais vraiment pas envie de la voir s’en aller, les autres filles qui s’étaient présenter au casting ressemblaient toutes à des travelos de Soho. « Donc, tu parles au propriétaire de l’hôtel où tu travailles. Pas où tu travailles réellement, où ton personnage travaille. Le propriétaire de l’hôtel est hors-champs, on ne le verra pas à la caméra, ça donnera un petit peu de mystère … donc, tu lui parles, tu récites ton script, et lui il ne te répond pas, c’est normal, il est sourd. Sauf que tu ne le sais pas. Ah, et, n’oublie pas l’accent espagnol surtout ! Tu as bien compris, ou tu veux que je répète ? » On était jamais trop prudent …
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MessageSujet: Re: You get taken for a fool all the time ▬ PV Pebble   Lun 16 Avr - 23:41

Et ***** je suis en retard !

La belle blonde traversait les foules à la vitesse de l’éclair. Il était 15h, et Pebble était horriblement en retard à un rendez-vous professionnel. Elle ne l’avait jamais été, qu’il pleuve ou qu’il vente, sa ponctualité était quasi légendaire. Il faut dire aussi que pour sa décharge, son excuse n’était pas banale. Tout ça à cause d’un sac oublié. Elle n’aurait jamais cru qu’un simple oubli ait prit autant d’importance. La belle blonde sortait tranquillement du métro, lorsqu’elle s’était rendu compte qu’elle avait oublié comme une idiote son sac. Elle s’était donc au guichet pour prévenir les agents, et ceux-ci avait commencé à avoir un comportement bizarre par rapport à elle. Sans rendre le sac, ils avaient demandé à l’actrice de les suivre sans faire d’histoire, que des policiers l’attendaient.. Sans rien comprendre, Pebble avait commencé à se débattre en haussant le ton, outrée qu’on puisse l’emmener dans une gendarmerie. Mais voyant que tout cela était sérieux, la belle blonde prit peur. Que pouvait-on bien lui reprocher ? Elle passa à peu près 2h au sein dans la gendarmerie. 2h ou on lui apprit enfin ce qu’elle avait sois disant fait. Le sac qu’elle avait oublié avait été considérer comme colis suspect, des démineurs avaient été appelé pour voir si il ne contenait pas une bombe – bien sûr, tout le monde est au courant que les sacs Chanel sont dangereux – et elle qui naïvement était venu le réclamer, on la prenait pour une terroriste. Il fallait noter quand même que son sac n’avait toujours pas été ouvert, ce qu’elle trouvait vraisemblablement stupide. Au bout de ces 2h, elle n’en pouvait plus, les sois disant démineurs n’arrivaient toujours pas, elle avait pris donc son sac et l’ouvrit brutalement pour prouver son innocence. Jamais elle n’avait vu des expressions changer aussi brutalement. Tout le monde auprès d’elle se confondit en excuse, on lui avait retiré ses menottes – car oui, elle avait été menotté, on pensait même la mettre en garde à vue – et l’avait libéré aussitôt.

C’est en pensant à tout cela que la belle blonde courrait. Car toute cette histoire l’avait mis foutrement dans l’embarras. Comment allait-elle expliquer son retard ? Au moins, si on lui demandait de jouer une terroriste, elle avait déjà de l’expérience personnelle. D’après ce qu’elle avait compris de son script, l’actrice était une simple femme de ménage, avec des actions simples et dans une situation un peu délicate. On lui avait souvent demandé pourquoi elle avait accepté et auditionné pour un rôle aussi minable, mais elle avait ses raisons. Le réalisateur, un jeune étudiant impétueux et à la limite de l’arrogance, avait besoin d’aide. Il avait l’air un peu désespéré, et n’écoutant que sa bonté, elle avait accepté. Ce jeune homme l’intriguait, elle avait des sentiments contradictoires à son égard. A l’audition, il avait été très sec, limite insultant, et avait dit qu’elle était « la moins pire » de toutes les pimbêches qu’il avait vu aujourd’hui. Pourtant, quand il l’avait appelé, il avait été déjà plus gentil, presque aimable, et c’est pour cela qu’elle avait accepté. L’actrice avait une affection particulière pour les gens débutant dans ce métier, que ce soit dans n’importe quelle branche. D’ailleurs, cela lui faisait penser qu’il fallait qu’elle rappelle Hope, qui stressait pour son audition. Elle était adorable cette jeune femme, Pebble l’avait prise sous son aile. Secrètement, Hope lui rappelait sa jeunesse, et plaçait beaucoup d’espoir en elle. La belle blonde croyait en son instinct, elle ferait surement une grande actrice.

Pebble arriva enfin à destination, essoufflée. Elle prit quelque minutes pour se remettre en état. L’actrice remit sa crinière blonde un peu en ordre, se remit une touche de gloss, tira un peu sur son tailleur, et rentra dans l’immeuble. Nath - c’est comme cela qu’il s’appelait – l’attendait d’un air furibond. Il commença à lui expliquer que l’horaire chez les acteurs c’était primordial, que ce n’était pas parce qu’elle avait été une grande star à une époque qu’elle pouvait encore se permettre de se la jouer diva, et que elle avait bien de la chance de l’avoir trouvé, qu’il lui ait proposé le job. La jeune blonde sentait son sang pulsé dans ses veines. Comment osait-il lui parler comme cela ? Elle n’avait qu’une envie, c’était de le gifler. Elle prit une grande inspiration, passa devant lui la tête haute, et demanda froidement ou était son costume. Ils s’installèrent tout les deux dans la pièce, et il commença à maugréer :

« Ok. T’es dans cette cuisine. Oui, ce four, ces étagères, c’est une cuisine. Mais une fausse. Tu comprends ? Une fausse cuisine qui fait très vraie, ne soit pas perturbée. »

Mais pour qui il se prenait ? De quel droit il osait lui parler ainsi ? Pebble crispa ses mains autour de son tablier. Elle était vraiment masochiste d’avoir accepté ce rôle. Ce n’était pas étonnant que toutes les filles fussent sorties en pleur après les castings, ce garçon-là n’était qu’un simple goujat. La belle blonde regrettait amèrement de s’être engager dans cette histoire, mais elle devait faire preuve de professionnalisme. Elle répondit donc à ses provocations par un grand sourire ironique et en hochant la tête, pensant que ça le calmerait. Malheureusement, cela empira :

« Donc, tu parles au propriétaire de l’hôtel où tu travailles. Pas où tu travailles réellement, où ton personnage travaille. Le propriétaire de l’hôtel est hors-champs, on ne le verra pas à la caméra, ça donnera un petit peu de mystère … donc, tu lui parles, tu récites ton script, et lui il ne te répond pas, c’est normal, il est sourd. Sauf que tu ne le sais pas. Ah, et, n’oublie pas l’accent espagnol surtout ! Tu as bien compris, ou tu veux que je répète ? »

Cela fut trop. Pebble jeta son tablier par terre, et s’approcha dangereusement de Nath. Il voulait la provoquer, il avait réussi. Comment osait-il se comporter envers elle comme cela ? Sa gentillesse avait des limites. il allait le payer.

« Écoute-moi bien, petit sot. » Elle planta ses yeux dans les siens.

«J’ai été assez gentille d’accepter de jouer dans ton film d’étudiant pour t’aider, payer une misère, j’ai fait tout ça pour l’amour de l’art. Mais si tu traites tes acteurs comme ça, ta carrière ne vas pas décoller d’un pouce. Donc sois tu dégonfles le melon qui te sers de tête, tu t’excuses et on reprend, sois tu vas vraiment passer un mauvais quart d’heure. Okay chéri ? » Pebble n'en pouvait vraiment plus....
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MessageSujet: Re: You get taken for a fool all the time ▬ PV Pebble   Mar 17 Avr - 17:45

Mon scénario était de l’inédit. Du jamais vu. Notre professeur principal nous avait conseillé de faire le blackout pendant plusieurs jours, pas d’ordi, pas de télé, pas de sorties, pas de livres. Rien. Juste nous et notre esprit. Nous vivons dans une époque où tout était déjà fait, tous les thèmes explorés de fond en comble, et il ne fallait surtout pas se laisser distraire ou même inspiré par un de ces blockbusters américains dont la fin était déjà toute vue avant même que les dizaines de pubs pour les capotes ou les yaourts orgasmiques ne commencent. J’ai donc violé toutes ces règles. Je me suis fait une soirée ciné, sortant dix minutes avant la fin de chaque film pour pouvoir pénétrer dans une autre salle sans gaspiller mon argent pour un quelconque navet. Et j’ai pris des notes. Ce qu’il ne fallait absolument pas faire, les éléments à éviter comme Paola Wells, la fille aux morpions qui circule librement sur notre campus. Tout en haut de cette liste était noté en rouge et soulignés de deux traits : Les vampires. Tout de suite après c’était les nains, et Miley Cyrus. Ainsi, quand je me suis assis devant mon PC, je savais exactement ce que j’allais faire. Ça allait choquer. Ça allait émouvoir. Ça allait faire rire, pleurer, et troubler. Ça allait rester dans les mémoires.

Je ne voudrais pas vous faire tout le synopsis. Ça vous gâcherait la surprise. Mais la scène que nous tournions cet après-midi était celle qui mettait en place toute l’intrigue. Le personnage qu’Haguerty interprétais était tout en nuance, une femme de ménage, immigrée d’Espagne et qui s’était teint les cheveux en blond pour essayer de mieux s’intégrer dans notre société où les minorités restent marginales. Elle s’adresse à son patron. Un grand magnat de l’hôtellerie sourd et difforme depuis qu’une explosion nucléaire soit survenue à côté de chez lui. Malgré sa laideur (qui ne sera jamais montré à l’écran), c’est un personnage extrêmement attachant, on le verra grâce aux réactions qu’il suscitera chez les autres protagonistes, et il est surtout extrêmement riche. Pour en revenir à notre étrangère, pas encore au courant du handicap de son boss, elle tente vainement avec un accent espagnol à couper au couteau, de le convaincre de lui donner une petite avance sur sa paye, car elle vient de découvrir qu’elle est enceinte de son partenaire transsexuel de Normandie avec qui elle vit dans une petite Suzuki violette. Ça vous en bouche un coin. C’est normal.

Nous étions en train de tourner cette scène. J’expliquais calmement à mon actrice où elle était, pourquoi, et ce qu’elle devait faire. Quand soudain, cette dernière s’est mise à hausser le ton. J’avais vraiment la poisse, p*tain, en plus qu’elle soit blonde, elle avait ses règles ! Quoi que, à vue de nez, la ménopause arrivait à grands pas pour Pebble Haguerti. On pouvait voir de loin ses quelques cheveux argentés qu’elle avait essayé de camoufler avec des colorations de supermarchés.

Bref, Mamie s’approcha de moi, de quelques pas. Elle avait planté son regard dans le mien, et je pouvais y voir briller une petite étincelle de colère. Elle dit un truc que je ne perçu pas. Parce que je m’en foutais. Ah ? Elle était payée une misère ? C’était mieux que rien, surtout que ce n’était pas comme si son nom était connu. Si elle avait déjà eu une carrière, peut être que j’aurais allongé la monnaie, mais il était clair que jamais personne n’avait entendu parler de Pebble Haguerti ! J’étais sûr que même moi, de trente-cinq ans son cadet, j’étais déjà apparu plus de fois dans les génériques de fin de films ou de séries que cette vieille pie. J’avais même ma page Wikipédia !

« Okay chéri ? » conclu-t-elle avec un petit ton supérieur abominablement agaçant. Je haussais le sourcil d’un air dédaigneux. Elle avait de la chance la diva des centres-commerciaux, j’avais vraiment besoin de le tourner, ce court métrage, et plus assez de temps pour rechercher une actrice principale. Sinon je l’aurais jetée avec un coup de clap dans la gueule. La plupart des hommes font leurs hypocrites en ce qui s’agit de la violence envers les femmes. « Non monsieur, je ne frappe pas ces êtres inférieurs et dépourvus de force. » Qu’est-ce qui est le pire à votre sens ? Traiter tous les humains de la planète de la même façon, ou considérer un sexe inférieur ? J'avais un avis très personnel sur la question que bon nombre de femmes comme d’hommes ne respectaient absolument pas. Bref, j’ai trouvé son ‘chéri’ assez insultant. Mais malheureusement, il fallait que je garde mon opinion pour moi. Pour le moment en tout cas.
Je pris une grande inspiration, paupières closes, avant de rouvrir les yeux et d’afficher un grand sourire dont moi seul avait le secret. Ce n’était pas un sourire colgate. Ce n’était pas un sourire en coin. C’était à mi-chemin entre les deux et ça faisait toujours son petit effet, chez les deux sexes d’ailleurs.

« Pebble, Pebble, Pebble. Je ne voulais pas t’insulter du tout. Tu te méprends ! Les sous-entendus concernant ton absence de matière grise et une stupidité notoire son un total malentendu. Désolé que tu es pu croire ça … » dis-je d’une voix rêveuse, tout en ramassant le tablier qu’elle avait jeté rageusement. « Tu sais, la dernière actrice que j’avais casté avait l’air brillante, je te jure, elle avait l’allure d’un vrai prix Nobel de sciences ! » Si on considérait le strip-tease comme une science. Emily Prescott avait tout pour elle, si son but dans la vie était de devenir gogo-danceuse, elle irait loin. « Mais il s’est révélé qu’elle était tout sauf une lumière … » Ca, c’était vrai. « Aller, reprends ton tablier, et remettons nous au travail, on a du pain sur la planche. » soupirais-je en roulant en boule l’accessoire et en le lançant sur le plan de travail à côté duquel l’actrice se tenait. Puis, puisque le script de Pebble requérait que je dise ces trois mots, même s’ils m’écorchaient la bouche, je lâchais un « S’il-te-plait. » bien lasse.

C’était vraiment la meilleure. Après Emily Prescott la garce de Soho, voici Pebble Haguerti, la diva des bas-fonds du tube. J’avais vraiment la poisse pour dégoter des actrices. Je haïssais cette fac qui nous demandait de nous mettre derrière la caméra. J’étais un acteur, m*rde ! Je n’étais pas là pour que mon nom apparaisse en gros sur une affiche ! Je voulais que mon visage y soit aussi ! Et bientôt, il y serait.
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