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 Maysilee&Luke; Have we really had our last conversation?

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MessageSujet: Maysilee&Luke; Have we really had our last conversation?    Sam 14 Avr - 17:02



    Tim, from the second I heard those words « we found a body », my heart sank. I couldn’t move, I couldn’t think. Tim, I can’t hear that you will never come home again, that I will never learn something new about you again. Have we really had our last conversation?


    Je suis réveillée depuis déjà plus de trois heures, peut être même quatre ou cinq, je n'en avais aucune idée. Les yeux scotchés au plafond, comme si ce bout de la pièce avait le pouvoir des répondre à toutes mes interrogations. Pourtant, je n’avais jamais entendu un silence pareil dans la chambre. Le seul son que j’arrivais à peine à entendre était ma respiration lente et calme ainsi que les battements de mon cœur, qui étaient tout aussi flegmatiques, ce qui me perturbait un peu. Je n’étais pas perturbée par le silence, loin de là. Le silence apaisait mes souffrances. J’étais plutôt perturbée par le calme que je ressentais à l’intérieur de moi. J’avais l’impression que mon cerveau était en surchauffe, qu’une chaleur indescriptible m’envahissait, que ma peau me brûlait. Mais ma respiration et mon cœur n’avaient pas l’air de s’en soucier, leur rythme restait stable.La chaleur devenait de plus en plus insupportable, il fallait que je sorte. Respirer de l’air frais me ferait le plus grand bien. Tim m’aurait certainement reproché de ne jamais rien faire, de rester sur mon lit à rêvasser alors que la vie m’attendait à l’extérieur. Je lui aurais répondu de me foutre la paix, et maintenant, je donnerais n’importe quoi pour pouvoir entendre ses reproches, pouvoir entendre sa voix qui me manquait terriblement.

    Je me levais tout doucement. Les larmes coulaient tout doucement sur mes joues, mon menton, mon cou. Mon cœur battait tout doucement. Je fermais les yeux tout doucement et ne les ouvrit qu'une ou deux minutes plus tard. J'avais perdu toute notion du temps. Tout était si lent... Tout devenait insignifiant. Je déposais mes pieds sur le carrelage blanc. Le sol était froid, très froid. Et j'avais l'impression d'avoir de la fièvre. Un frisson parcourait mes bras et mon dos. Je soupirai tout en attachant mes cheveux en un chignon haut et négligé. Je n'avais plus du tout envie de me regarder dans un miroir pour arranger mes cheveux ou pour me maquiller. J'entrais dans la salle de bain pour me laver le visage. Tout ce qui était au contact de mes doigts semblait venir tout droit d'un réfrigérateur. L'eau, quant à elle, était tellement froide que je commençais à éternuer violemment. Mon nez me faisait horriblement mal. Je le palpais du bout des doigts, comme si ce simple geste m'aiderait à me sentir mieux.

    Mes doigts était mouillés. Je crus que c'était à cause de l'eau mais... mon nez saignait. Je ne savais pas depuis combien de temps il saignait sans que je m'en rende compte. Je ne me suis pas rendu compte qu'il saignait. Je ne m'en suis pas rendue compte. Je me sentais réellement stupide. Je pris un mouchoir afin d'essuyer le sang. Je me sentais mal. Je voulais mon Timo. Je me mis à bredouiller « Rendez-moi mon frère! Rendez le moi. » Je m'agenouillais par terre et, éclatais en sanglots. Je me sentais encore plus stupide. J’inspirais profondément et me levais pour m’habiller. Enfin, enfiler ce qui trainait. Un jean, des bottes noires et un pull à capuche gris. J’essuyais une seconde fois mon nez, pris mon sac et sortis. Je ne savais pas du tout où j’allais, j’irais où mes jambes décideront de m’emmener. C’est souvent ce qu’il disait.
    Il faisait froid mais la température de mon corps restait la même. Les mains dans les poches, je marchais dans les rues de Londres, perdue. Le ciel gris s’accordait parfaitement à mon humeur. Je marchais très lentement. Personne ne faisait attention à moi, tout le monde était pressé. Les gens se bousculaient et jetaient des regards effarés à leurs montres. Ils couraient tous après le temps.

    J’arrivais devant une station de métro où je n’étais jamais venue auparavant, pourtant j’aurais parié que je connaissais toutes les stations… Serait-ce possible de connaitre toutes les stations de métro londoniennes ? Je me sentais stupide, pour la énième fois de la matinée. Je n’avais aucune idée de l’heure qu’il était et je m’en contrefichais. Il y avait des choses bien plus importantes… Mais… moi, je n’avais plus aucune chose importante dans ma vie. Si on pouvait appeler ça une vie… Je montais dans le premier métro venu. En entrant, je vis une tête. Des cheveux bruns ébouriffés. Je me dirigeais vers cette personne tout en retenant ma respiration. Était-ce possible? Oui, c'était sûr, j'étais bel et bien stupide. Comment ceci pouvait être possible? Tim est... il est mort. Comment pouvait il se trouver au même endroit que moi alors qu'il ne faisait même plus partie de ce monde?

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MessageSujet: Re: Maysilee&Luke; Have we really had our last conversation?    Dim 15 Avr - 18:43

Je porte une autre cuillère de céréales à ma bouche. Je regarde les Looneys Tunes parce qu’à cette heure-ci, il n’y a rien de mieux à regarder et que c’est plutôt divertissant. J’augmente le son de la télévision. Je n’entends rien quand je mâche mes Coco Pops en même temps. J’ai un peu honte de dire que les dessins animés m’amusent encore alors que je viens d’avoir vingt et un ans. Les filles ne sont pas là. Je ne sais pas où elles sont, elles doivent surement travailler vu qu’elles ont un job, elles. Il faut vraiment que je me bouge les fesses, que je me trouve un boulot. Le truc, c’est que je ne sais rien faire. En vérité, je passe mes journées à faire des promenades en ville pour trouver quelques choses sur moi. Et vu que je ne trouve rien, c’est une perte de temps. Je pourrais sans doute commencer en tant que serveur dans un restaurant quelconque, on n’a pas besoin de formation pour servir des plats et des boissons. Je m’y mettrais dès demain, aujourd’hui, j’avais un dernier lieu à aller voir : l’hôpital, il devrait y avoir un dossier sur moi quelque part là-bas.

Je crois que je suis resté assis sur le canapé pendant une heure avant de me lever. Dans la salle de bain, je me regarde dans le miroir, oui, je suis un p*tain de beau gosse. Ou pas. Mon apparence physique n’est franchement pas ce qui me préoccupe pour le moment. Quoique je devrais peut-être commencer à faire attention avant de ressembler à un gros qui arrive à peine à se lever de son canapé ? Je soupire. Et ça change quoi de toute façon ? Ce n’est pas comme si une fille était attirée par moi. Qui voudrait faire la connaissance d’un gars qui ne se connait même pas lui-même ? Je quitte la salle après m’être brossé les dents. J’enfile un sweat-shirt et un jean. Et je quitte l’appartement, comme tous les matins. C’est devenu une petite routine : me lever tard, regarder des dessins animés pour gosses, manger des céréales de gosses et après une heure ou deux, me bouger les fesses pour aller faire quelques recherches.

Je prends la ligne grise, dont j’oublie toujours le nom, même si Hermia doit me l’avoir répété dix fois, au moins. Le wagon n’est pas rempli, mais il y a pas mal de monde quand on pense qu’il n’est qu’onze heures. Toutes les places assises sont prises. Ce n’est pas un problème, je reste tellement longtemps assis ou couché à l’appart que rester un peu debout est presque le sport de la journée. J’ai remarqué qu’il y a une chose que j’adore faire et qui pourtant à l’air d’effrayer les autres : j’observe les gens. Parfois peut-être de manière trop assidue, mais j’aime bien regarder les gens et leurs réactions ; certains se curent le nez, pensant que personne ne les remarque et d’autres essayent de dormir en gardant un aspect présentable. Les réactions de certaines personnes sont tellement imprévisibles parfois, j’aime bien regarder les gens, c’est divertissant.

A Green Park, plusieurs personnes rentrent, se poussent et une fille se retrouve collée à moi. « Heu … Désolé. » Je crois que je lui marche sur les pieds. J’essaie de reculer, mais il y a vraiment trop de gens pour que je puisse me coller aux parois de l’engin. Je baisse la tête pour voir à quoi elle ressemble. Elle est brune, plutôt mignonne. En fait, elle doit avoir mon âge. Je lui adresse un sourire poli, je ne sais pas quoi faire d’autre dans ce genre de situation. Il y a rien à faire à part attendre que les gens descendent pour laisser un peu de place ou bien que l’un de nous descende.
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MessageSujet: Re: Maysilee&Luke; Have we really had our last conversation?    Lun 16 Avr - 21:59



« La vie est pleine d'absurdités qui peuvent avoir l'effronterie de ne pas paraître vraisemblables.
Et savez-vous pourquoi ? Parce que ces absurdités sont vraies. »
Luigi Pirandello.


    EN CONSTRUCTION.
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